Quand les DEEE naviguent

Le 21 juin 2011 par Célia Fontaine
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Une nouvelle ligne fluviale a été aménagée dans l’Est de la France afin de transporter les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) vers leur lieu de recyclage. L’objectif de la démarche est de réduire les émissions de CO2 liées au transport de ces déchets, indique Eco-systèmes dans un communiqué du 20 juin.

L’éco-organisme et son partenaire Derichebourg annoncent l’inauguration d’une nouvelle liaison destinée à l’acheminement des DEEE provenant du centre de traitement Eska de Strasbourg vers l’usine de transformation de matières premières Corepa de Pagny-sur-Meuse. «Cette nouvelle expérience s’est traduite par l’économie de 6 à 7 camions par voyage: les émissions de CO2 entre Strasbourg et Pagny-sur-Meuse ont été  ainsi été divisées par 2», annonce Eco-systèmes.

Il ne s’agit pas de la première ligne de ce genre; plusieurs expériences, qui se sont révélées positives, ont été menées courant 2010. Par exemple, les appareils usagés en provenance des DOM nécessitant un traitement en métropole sont désormais acheminés par la mer, puis sur la Seine, jusqu’à un centre de traitement situé dans le Val-d’Oise.

A partir de septembre 2011, une autre liaison expérimentale pourrait, elle aussi, être pérennisée entre les centres de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf (Seine-Maritime) et de Bruyères-sur-Oise (Val-d'Oise) avec l’ouverture du terminal portuaire fluvial.

Les éco-organismes ayant en charge la gestion des DEEE vont prochainement définir un indicateur commun de mesure des émissions de CO2 pour les activités de logistique et transport. «Cela permettra de traduire l’impact de ces actions en volume de CO2 évité, tout en mesurant les résultats de l’ensemble de la filière sur la base d’une méthode unique», souligne Christian Brabant, directeur général d’Eco-systèmes.

Dans certains cas, le choix du transport de déchets (pas seulement DEEE) par voie d’eau n’est pas retenu, pour des raisons de surcoût. Par exemple, la communauté urbaine de Strasbourg et le port autonome ont abandonné fin 2010 un projet visant à reporter 40% des tonnages annuels de déchets (70.000 t) de la route vers le réseau à petit gabarit. La construction d'une plate-forme de collecte pour mener à bien le projet entraînait des coûts trop importants: 5 millions d’euros (et un investissement global de 8,8 M€).



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