ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article sur WikioPartager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedinPartager cette page sous TwitterS'abonner au flux RSS du JDLE

Quand le nucléaire va mal, les renouvelables dansent

Le 15 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

On savait les marchés réactifs, amoraux. On les découvre totalement déraisonnables. Car, depuis le démarrage de la catastrophe nippone, les bourses ont tranché: l’avenir est aux énergies renouvelables.

 

Ce mardi matin 15 mars, à la bourse de Paris, les actions du secteur énergétique lié au nucléaire étaient malmenées. EDF cédait 2,43% à 28,25 euros tandis que le certificat d'investissement d'Areva, détenu à 90% par l'Etat, chutait de 6,63% à 29,41 € sur un marché en recul de 1,75%. «Les événements de Fukushima remettent en cause les perspectives du nucléaire civil. Une redistribution sévère des règles du jeu est à prévoir», avertissent les analystes de chez Aurel. Et ceux-ci de prédire une nouvelle fois l’avenir: «Les principaux impacts concerneront un abaissement de la durée de vie moyenne des centrales, une élévation des exigences en matière d'investissement et de maintenance, et un frein sévère au développement du nucléaire civil à l'international». Pour mémoire, exploitants et régulateurs travaillent à l’allongement des durées de vie des réacteurs. Et 60 réacteurs sont en cours de construction dans 15 pays.

 

Au moment où l’atome mordait la poussière, les énergies vertes étaient au summum. Toujours à Paris, Theolia et EDF Energies nouvelles profitaient ce mardi pour la deuxième séance consécutive des craintes sur le nucléaire. A 09h59, le titre Theolia bondissait de 15% à 1,38 € et EDF EN grimpait de 2,09% à 34,14 €. Ces deux valeurs avaient déjà gagné respectivement 1,70% à 1,20 € et 5,10% à 33,44 € la veille.

 

Les investisseurs oublient toutefois que quels que soient les mix énergétiques -français, européen, mondial- qui seront mis en œuvre après la catastrophe japonaise, une seule chose est certaine: les combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole) continueront de produire grosso modo les deux tiers de l’énergie mondiale.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor