Quand le CEA maîtrise les risques

Le 09 juin 2005 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le hasard fait parfois mal les choses. Le rendez-vous organisé par le Commissariat de l’énergie atomique (CEA), mercredi matin, pour informer de sa maîtrise des risques au cours de l’année 2004 était endeuillé par la mort d’un opérateur, lundi, survenue lors d’une explosion au centre du Ripault (Indre-et-Loire).

Hervé Bernard, directeur du pôle maîtrise des risques du CEA, a rappelé tous les efforts des personnels en matière de sécurité au travail et indiqué que «l’origine de l’accident, que devront déterminer les enquêtes en cours, n’est pas évidente». Il a signalé également que le sinistre avait eu lieu lors «d’une opération classique demétallurgie des poudres d’oxydes dans le cadre du recyclage de matières rebutées, dans un bâtiment non nucléaire et sans matières explosives». L’ensemble des activités de ce type au Ripault sont aujourd’hui sous scellés et suspendues, a-t-il précisé. Le CEA avait confié ces opérations de reprise des rebuts à une entreprise industrielle de sous-traitance dont H. Bernard n’a pas souhaité cité le nom. Il a insisté sur le fait que l’appel d’offres avait été attribué en fonction d’un cahier des charges stricte et que les études de sécurité réalisées alors «étaient de bonne qualité».
Or le bilan 2004 en matière de maîtrise des risques professionnels, même s’il ne déplore aucun accident mortel tant au sein du CEA qu’auprès de ses sous-traitants, indique pourtant chez ces derniers une hausse du taux de fréquence des accidents du travail. De 13,1 accidents de travail avec arrêt par million d’heures travaillées, en 2003, il passe à 17,6 en 2004. Cette recrudescence malheureuse ne touche en rien les activités nucléaires ou de génie civil, précise H. Bernard, mais curieusement les activités de restauration ou d’entretien des sites effectuées par des entreprises conventionnelles qui ont été rappelées à l’ordre, a-t-il ponctué. Malgré tout, le CEA tire un bilan positif de l’ensemble de ses actions menées, notamment en matière de sûreté des installations qui se solde par une hausse des écarts déclarés. Phénomène «de bon aloi»dans ce cas, puisqu’il montre une forte implication des personnels. Enfin, l’année écoulée a vu la vente du siège parisien pour la construction des unités de Cedra à Cadarache et de Stella à Saclay, suite à un gel des financements de l’organisme. Des économies dont l’impact sera sans doute à mesurer de près à l’avenir.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus