Quand la vie au travail est dure, le mal de dos devient blessure

Le 10 août 2007 par Diana Semaska
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La réflexion de trois médecins dont Nortin M. Hadler, publiée dans la revue Jama (1), apporte une nouvelle conception des maux de dos en les  plaçant dans le contexte psychosocial au travail. C'est en fait ce contexte qui serait à l'origine de nombreuses pathologies. La «blessure» du dos serait une «plainte se substitution». «Aucun médecin, employeur, spécialiste des ressources humaines, aucun professionnel chargé d'examiner une demande d'indemnité, ni aucun travailleur ne réalise que si le mal de dos est vécu comme handicapant et insupportable, c'est parce le travail lui-même est insupportable, non sécurisé, avec un chef insensible, des collègues hostiles, le sentiment d'être dévalué ou sous-payé, ou le sentiment qu'il n'y a pas d'issue pour les problèmes personnels.»

Les maux de dos sont considérés aux Etats-Unis comme une «blessure» professionnelle indemnisable depuis la théorie de l'hernie discale des années 1930, qui s'avère aujourd'hui imparfaite. Pour bénéficier d'indemnisations et de soins peu efficaces, encore faut-il prouver que le mal de dos est une «blessure handicapante».

Ces indemnisations coûteraient aux employeurs de 2 à 4% de leurs gains bruts. Le taux de déclaration de mal de dos aux Etats Unis approche 1 pour 10.000 travailleurs indemnisés pour au moins 3 jours de temps perdu chaque année.

Pour les auteurs, «plutôt que le confort au travail, il faudrait favoriser un lieu de travail qui apprécie l'humanité de chaque individu.»




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