Quand la Société Générale s’impose une taxe carbone

Le 17 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La taxe a permis de financer l'équipement photovoltaïque d'une agence de Polynésie.
La taxe a permis de financer l'équipement photovoltaïque d'une agence de Polynésie.
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Il y a de quoi être surpris. Pour réduire son empreinte carbonique, une banque, que l’on pourrait croire plutôt favorable à de complexes mécanismes financiers, s’impose… une taxe carbone. «Tout a commencé en 2007, souligne Jean-Michel Mepuis. Cette année-là, nous nous sommes fixé la neutralité carbone comme objectif à l’horizon 2012.»

Dès 2010, toutes les directions opérationnelles sont mises à contribution, en fonction de leur bilan carbone. L’argent finance l’acquisition de crédits carbone. La neutralité atteinte, la banque change ses objectifs.

Priorité est désormais donnée à la réduction effective de l’empreinte carbone. En juillet 2012, le comité exécutif décide de baisser de 26% ses émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer de 24% l’efficacité énergétique du groupe entre 2007 et 2015, rappelle le directeur Développement durable et RSE.

10 euros la tonnes

Le montant de la taxe est porté à 10 euros la tonne. Contrairement au schéma passé, l’enveloppe (grosse de 2,6 millions d’euros en 2013) finance la réalisation d’opérations exemplaires internes. Après un concours d’idées, la direction a retenu 28 projets qui ont été financés, tout ou partie, par la taxe carbone interne. Au menu: installation de panneaux photovoltaïques sur une agence polynésienne, dispositif de détection et correction de surconsommation d’eau et d’énergie, système de réduction des impressions papier, etc.

«Globalement, nous avons effectivement réduit nos émissions annuelles de 2.574 tonnes de CO2, soit près de 1% des émissions du groupe et diminué de 2,5 M€ le montant de nos factures», résume Emmanuel Martinez, directeur Environnement. L’essentiel de ces opérations relèvent de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments. Leur retour sur investissement est de l’ordre de 7 ans.

Efficace, l’opération sera reconduite. En intégrant les émissions des serveurs informatiques de ces prestataires et celles de sa nouvelle filiale russe, Rosbank, Société générale prévoit de lever 3,2 M€.



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