Quand la précarité énergétique tue -

Le 24 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En France, il est de bon ton de dénoncer la précarité énergétique. Cette appellation administrative désigne les usagers qui consacrent plus de 10% de leurs revenus à payer leurs factures d’électricité, de fioul ou de gaz. Selon l’Insee, 3,8 millions de ménages français se trouvent dans cette situation.
 
Au Royaume-Uni, ce sont 4,1 millions de foyers (du jamais vu depuis 1998!) qui se trouvent dans cette situation.
 
Une situation bien plus terrible qu’on ne le croit. Car le froid tue, notamment les personnes âgées qui n’ont plus les moyens de se chauffer correctement. Le plus souvent, les victimes, âgées de plus de 65 ans pour 90% d’entre elles, succombent des suites de maladies cardiovasculaires ou de troubles respiratoires.
 
Selon un rapport, rédigé par John Hills —un universitaire britannique spécialiste des questions de pauvreté et d’inégalité— pour le compte du ministère de l’énergie et du climat, ce sont en moyenne 2.700 personnes qui décèdent, chaque année chez elles, de froid, en Angleterre et au Pays de Galle. Un chiffre en constante augmentation depuis trois ans.
 
Devant la rareté des chiffres, la mise en perspective est difficile. Toutefois, rappelle l’association AgeUK, le froid hivernal est responsable de près de 27.000 morts prématurées au Royaume-Uni, soit 18% de plus que durant le reste de l’année. Dans de nombreux pays d’Europe continentale (notamment en Scandinavie où l’hiver est plutôt rude) ce taux de surmortalité varie entre 11 et 12%, complète l’ONG.
 
Depuis 2003, indique le rapport Hills, les prix de l’énergie ont augmenté en Angleterre de 60%.


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