Quand la France veut une concertation

Le 06 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Suite à la décision de l'Allemagne d'abandonner définitivement le nucléaire d'ici 2022 [JDLE], le ministre français de l'énergie, Eric Besson, a demandé, ce lundi 6 juin, la tenue d'une réunion de concertation avec ses homologues au niveau européen, «pour essayer d'évoquer les conséquences des décisions nationales que chacun d'entre nous peut être amené à prendre», a-t-il déclaré sur LCI.??
 
La décision annoncée par l'Allemagne le 30 mai dernier a fait naître des critiques en Europe, certains reprochant à Berlin de ne pas avoir consulté ses partenaires.??
 
Le ministre belge de l'énergie, Paul Magnette, a ainsi estimé dimanche que cette décision n'aurait pas dû être prise de manière unilatérale. «Ce que je regrette d'abord dans la décision allemande, comme pour celle sur les concombres espagnols ou sur la dette grecque, c'est que c'est à nouveau une décision complètement unilatérale, sans aucun débat européen ni information des partenaires», a-t-il déploré sur la télévision publique belge RTBF.??
 
Si elle était organisée, cette réunion serait une première européenne, l’énergie étant un domaine du ressort des Etats. Pour preuve: la France n’a jamais considéré les demandes allemandes ou suisses de fermer certains réacteurs jugés —à tort ou à raison— dangereux. Pas plus que l’Italie n’a prévenu ses partenaires européens quand elle a abandonné l’énergie nucléaire en1987.


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