Quand la Belgique lutte contre le changement climatique

Le 19 mars 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On reproche parfois à l’Europe de ne pas parler d’une seule voix. La critique fait sourire en Belgique. Pour preuve: les négociations actuellement menées par les régions belges sur la répartition des efforts demandés par le Paquet énergie climat. Adopté en décembre 2008, ce train de mesures européen prévoit de porter à 20%, en moyenne, la part de l’énergie produite par les énergies renouvelables, et d’améliorer de 20% l’efficacité énergétique. Le tout pour pouvoir diminuer de 20% les émissions communautaires de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020.

Voilà pour le principe. Bien évidemment, chaque pays a ses objectifs propres. Et en Belgique, l’objectif national doit être réparti entre la région Bruxelles-capitale (bilingue), la Flandre (néerlandophone), et la Wallonie (francophone). Le tout devant être arbitré au niveau fédéral (bilingue). Première foire d’empoigne: l’efficacité énergétique. Consommant plus d’énergie de chauffage que les autres provinces, la Flandre, raconte La Libre Belgique, ne veut pas d’un objectif trop ambitieux. A l’inverse, pour les énergies renouvelables, la Wallonie (région la plus boisée du Royaume) ne veut pas sacrifier ses massifs forestiers sur l’autel de l’énergie bois. Les quotas de CO2 seront mis aux enchères à partir de 2013. Mais comment se partager le produit des ventes? La Wallonie et la France, qui comptent beaucoup d’industries, plaident pour une répartition de la manne basée sur la localisation des sites concernés. La Flandre vient d’ailleurs de prendre un décret pour s’attribuer les quotas de l’aéroport de… Bruxelles: une décision immédiatement attaquée en justice par Bruxelles-capitale et le Fédéral!

Mais la bataille ne s’arrête pas là. A la suite du sommet climatique de Copenhague, de nombreux pays développés se sont engagés à débloquer des fonds pour aider les pays pauvres à lutter contre les conséquences des changements climatiques. Pour la Belgique, la note s’élève à 150 millions d’euros d’ici 2012. Las, seul le Fédéral a déjà fait ses comptes: il paiera le tiers du montant de la facture. A Namur et à Bruxelles (comme capitale de la Flandre, cette fois), on s’intéresse assez modérément à cette question.


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