Quand l’Etat freine sur les subventions au vélo

Le 12 décembre 2016 par Marine Jobert
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La petite reine oubliée de Roquelaure.
La petite reine oubliée de Roquelaure.

Sauf miracle, plusieurs associations nationales qui promeuvent le vélo en France –et pallient le manque d’engagement de l'Etat- devraient finir l’année sans savoir si les subventions pour 2016 seront accordées ou non. Dans une lettre ouverte, elles dénoncent une situation affligeante.

Moins polluant, moins bruyant, moins coûteux... mais mal aimé de l’Etat? C’est ce que se résignent à constater 5 associations qui font œuvre de promotion du vélo. Car à 15 jours de boucler l’exercice 2016 -et alors que leur trésorerie s’essouffle-, elles n’ont toujours pas reçu le feu vert pour les subventions sollicitées auprès du ministère de l’environnement, et encore moins l’argent. Dans une lettre ouverte, ces associations d’usagers (FUB, AF3VL’Heureux Cyclage), de collectivités (DRC) et de professionnels (FVT) dénoncent «les atermoiements de l’Etat sur des subventions modestes, de bon sens et de portée nationale évidente. (…) A aucun moment au cours des derniers mois, le ministère n’aura suggéré aux partenaires que nous sommes, d’envisager des alternatives. (…) Votre silence [fait] planer une menace imminente sur l’ensemble du mouvement vélo au niveau national.» Une adresse à Ségolène Royal et à Sylvie Banoun, coordinatrice interministérielle pour le développement de la marche et de l’usage du vélo depuis juin 2016.

Délégation de service public

«On ne demande pas la lune, soupire Olivier Schneider, le président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). A 5, les associations attendent quelque 230.000 euros d’argent public (et 300.000 € en incluant le club des villes et territoires cyclables). Ce ne sont pas des subventions de fonctionnement, mais bien le financement d’actions concrètes, qui peuvent s’apparenter à des délégations de service public.» Et de citer l’exemple de Bicycode, ce système de marquage des vélos. «Nous gérons cette base de données parce que l’Etat ne fait rien contre le vol et le recel des vélos, constate Olivier Schneider. Et puis, ça lui coûte infiniment moins cher de nous soutenir que de financer ces actions en propre.»

Silence contre le bon sens

Sauf que Ségolène Royal, qui a la réputation de viser personnellement toutes les subventions accordées par son ministère, semble peu disposée pour l’heure à délier les cordons de la bourse. «Au sortir d’un pic de pollution, en dépit des engagements des COP 21 et 22, alors que la ministre a communiqué sur les ‘mobilités actives’ [lors du conseil des ministres du 2 novembre], ce silence est totalement incompréhensible et contre le bon sens», conclut Olivier Schneider.



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