Quand l’éolien s’envoie en l’air

Le 10 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'avenir de l'éolien est-il au ciel ?
L'avenir de l'éolien est-il au ciel ?

Même si les turbines ont du mal à pousser en France, leur capacité à produire de l’énergie est des plus considérables. L’an passé, un rapport spécial du Giec estimait le «potentiel technique de l’énergie éolienne» entre une et six fois la production mondiale d’électricité, soit entre 20.000 et 125.000 térawattheures TWh) par an [JDLE].

Prudents, les experts avaient toutefois rappelé que leurs estimations se fondaient sur des «hypothèses dépassées», ne tenant pas compte de l’éolien offshore. Mais pas seulement.

Ce que n’imaginaient pas les membres du groupe III du Giec, c’est que l’énergie éolienne peut aussi être exploitée à très haute altitude, en envoyant des turbines dans les puissants courants-jets.

Dans un article publié dans Nature Climate Change (NCC), le 9 septembre, trois chercheurs américains ont modélisé le potentiel de cet éolien de la troposphère: considérable. Selon Kate Marvel (Lawrence Livermore National Laboratory) et ses collègues, le potentiel des éoliennes volantes pourrait atteindre 1.873 TW: de quoi satisfaire une centaine de fois la consommation d’électricité mondiale.

Certes, objecteront les sceptiques, l’étude ne porte que sur le potentiel physique de cette technique (encore très balbutiante). Ni la faisabilité ni l’économie ne sont évoquées. A quoi, les partisans répondront que les turbines volantes, même massivement déployées, ne perturberont ni le climat, ni le régime des vents ou des pluies. C’est l’autre conclusion de l’article de NCC.



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