Quand l’agriculture arrive en ville

Le 29 septembre 2010 par Célia Fontaine
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« Des villes plus vertes pourraient être le moyen de garantir une alimentation sûre et nutritive, des moyens d'existence durables et des communautés en bonne santé », explique l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans un communiqué du 28 septembre.

Pour pouvoir accueillir une population toujours plus nombreuse[1], les villes des pays en développement vont devoir s’adapter. En effet, plus les villes s’étendent, plus les terres arables et les cultures maraîchères disparaissent pour laisser place aux logements, à l'industrie et aux diverses infrastructures urbanistiques.

La FAO propose donc de « réinventer le pré communal », c’est-à-dire « l'horticulture urbaine et périurbaine ».

Le concept est séduisant. Il consiste à pratiquer l'agriculture dans les villes et alentour. « Avec des frais de démarrage faibles, des cycles de production courts et des rendements élevés par rapport au temps de travail, à la superficie et aux besoins d'arrosage », l’horticulture urbaine offre un moyen de sortir de la pauvreté, explique Shivaji Pandey, directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO. Avec des champs plus proches, les coûts de transport, de conditionnement et de réfrigération sont réduits, ce qui confère un avantage économique important.

Certaines civilisations anciennes, comme la cité inca du Machu Picchu au Pérou, ont testé l’agriculture dans la cité, en instaurant une zone réservée aux habitations et une autre aménagée en terrasses pour une agriculture intensive.

Désireux de suivre ce modèle, une vingtaine de pays ont sollicité l'assistance de la FAO pour les aider à mettre en place l’horticulture urbaine. Des outils ont déjà été livrés, comme des semences ou des formations pour créer des potagers scolaires. La culture maraîchère commerciale irriguée dans la périphérie des villes est encouragée, tout comme la création de micro-potagers hydroponiques (c'est-à-dire la culture de plantes sans terre mais avec du sable, des billets d’argile, etc.) dans les bidonvilles et des toits végétalisés dans les centres-villes densément peuplés.



[1] Selon la FAO, plus de la moitié de la population du monde en développement vivra en ville d'ici 2025. Cela représente 3,5 milliards d'habitants



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