Quand EDF refait sa comptabilité carbone

Le 16 juin 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La centrale thermique EDF du Havre.
La centrale thermique EDF du Havre.
EDF

EDF entend réduire de moitié ses émissions de gaz carbonique, en France, en fermant ses vieilles centrales à charbon et en privilégiant les énergies décarbonées de type nucléaire ou hydraulique.

Entre 1990 et 2016, l’électricien historique prévoit d’abattre de 12 millions de tonnes par an ses rejets de CO2. Sur la même période, la production d'électricité devrait progresser de 26%, précise l'énergéticien, dans un communiqué, mis en ligne lundi 16 juin.

Pour parvenir à ce résultat, le groupe présidé par Henri Proglio dit avoir pris en compte de manière systématique le «critère carbone» dans ses arbitrages industriels entre ses différents moyens de production, à la fois pour leur exploitation et les investissements à long terme. L'argument peut faire sourire.

Quid de la directive GIC?

Le groupe a certes modernisé son parc de centrales thermiques à flamme, fermant les centrales à charbon peu performantes - 11 unités de production au total - ou les remplaçant par des cycles combinés gaz (centrales combinant turbine à gaz et turbine à combustion) et des turbines à combustion.

Bien réelle, cette évolution du parc de production a cependant été plus motivée par la directive sur les grandes installations de combustion que par la lutte contre le changement climatique. «L’arrêt des unités 1 et 2 – respectivement mi 2013 et mi 2014 – est mené dans le cadre de l’application de la Directive européenne GIC (Grandes Installations de Combustion). Celle-ci prévoit une mise à l’arrêt progressive d’ici 2015 des centrales au charbon sans dispositif innovant de traitement des fumées (désulfuration, dénitrification)», rappelait, en janvier 2012, Olivia Levasseur, directrice de la centrale thermique du Havre.

Le record de 2011

Tout aussi amusant, EDF se flatte d’avoir divisé par deux son facteur carbone en moins de 20 ans. De 1990, la production d’un MWh générait 67 kg de CO2, contre 35 kg en 2013. Problème: l’électricien a déjà fait mieux. En 2004 et 2012, nous rappelle PWC, dans son étude annuelle sur le facteur carbone des principaux électriciens européens, EDF rejetait une quarantaine de kilogrammes de gaz carbonique par MWh injecté sur le réseau. Mais en 2011, l’opérateur établissait un record jamais battu depuis, avec 30 kilogramme. Une performance obtenue, malgré l’exploitation du parc thermique à flamme à bout de souffle.

En Europe, le bilan carbone du groupe EDF fluctue entre 75 et 53 millions de tonnes de CO2 par, représentant un factor carbone oscillant entre 122 et 90 kg de CO2/MWh.



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