Quand «de mieux en mieux» rime avec «toujours plus»

Le 30 novembre 2007 par Victor Roux-Goeken
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L'argent que le consommateur américain «gagne» en améliorant l'efficacité énergétique de son foyer, il le dépense en automobiles, climatiseurs et électroménagers encore plus énergivores.

C'est ce que Benjamin Tal appelle le «paradoxe de l'efficacité» dans une étude qu'il a dirigée, publiée mardi 27 novembre. «Ce paradoxe est vrai pour tous les pays développés», selon cet économiste à la banque CIBC world markets.

L'étude conclut que les gains en efficacité énergétique ne répondent ni au changement climatique ni à la rareté du pétrole, car les consommateurs perçoivent ces gains énergétiques comme une source de revenus supplémentaires.

Ainsi, bien que l'efficacité énergétique ait considérablement augmenté entre 1975 et 2005, la dépense d'énergie s'est accrue de 40% pendant la même période.

Surtout, les secteurs connaissant les meilleurs gains d'efficacité sont ceux où la consommation énergétique est la plus forte: le transport et le logement.

Seule parade à ce paradoxe, selon Benjamin Tal: donner un prix aux émissions via un marché du carbone…




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