Qualité de l’air: légère amélioration en Ile-de-France en 2017

Le 29 mars 2018 par Romain Loury
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Station de mesure d'Airparif
Station de mesure d'Airparif

La qualité de l’air en Ile-de-France s’est un peu améliorée en 2017, même s’il reste beaucoup  à faire, en particulier sur le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines PM10, selon le bilan annuel d’Airparif publié mercredi 28 mars.

 

En 2017, la région francilienne a connu 12 jours d’épisode de pollution (six aux particules PM10, six à l’ozone), contre 18 en 2016 (15 aux PM10, trois à l’ozone et une au dioxyde d’azote), note Airparif.

Amorcée depuis la fin des années 1990, cette évolution favorable s'explique par des «améliorations technologiques sur les différentes sources démissions (trafic, chauffage, industrie)», «en particulier la généralisation progressive des pots catalytiques (essence et diesel)», explique Airparif. Les conditions météorologiques n'y sont pas non plus étrangères: avec ses températures douces, l'hiver 2017 a ainsi favorisé une baisse des émissions liées au chauffage.

Pour le dioxyde d’azote, la tendance à la baisse se poursuit, bien qu’à rythme lent: au niveau de ses «stations trafic» (près des axes routiers), Airparif a enregistré en 2017 un taux de dioxyde d’azote de 90 µg/m3 en 2017, contre 91 µg/m3 en 2016, 93 µg/m3 en 2015 et 114 µg/m3 en 2010, année où la pollution au NO2 était à son maximum.

NO2 et PM10 toujours au-dessus des seuils

Cinq polluants continuent à dépasser les normes, en particulier le dioxyde d’azote et les particules PM10, surtout le long des axes routiers. Selon l’association, 1,3 million de Parisiens (contre 1,4 million en 2016) ont respiré en 2017 un air dépassant la valeur limite de dioxyde d’azote, à savoir 40 µg/m3.

Pour les PM10, plus de 100.000 personnes étaient au-dessus des valeurs limites, qu’il s’agisse de la valeur journalière (50 µg/m3 à ne pas dépasser plus de 35 jours/an) ou de la moyenne annuelle (40 µg/m3), contre plus de 200.000 personnes en 2016, ajoute Airparif.

Quant aux autres polluants (ozone, particules PM2,5, benzène), les valeurs limites sont certes respectées, mais pas les objectifs de qualité. Selon l’association, 10 millions de Franciliens (85% de la population) respirent un air dépassant l’objectif de qualité pour les PM2,5 (10 µg/m3).

De l’intérêt d’une ZBE

L’association livre aussi une évaluation de ce que serait la qualité  de l’air si une zone de basses émissions (ZBE) était instaurée à Paris, en particulier pour les établissements recevant du public (ERP), tels qu’hôpitaux, établissements scolaires et centres sportifs.

Une ZBE, avec interdiction de tous les véhicules Crit’Air 3 à «non classés», aboutirait à ce que seulement 4% des ERP soient dans une zone dépassant la valeur limite de dioxyde d’azote, contre 16% des ERP sans ZBE. Et si cette zone était étendue jusqu’à l’autoroute A86, seuls 1,5% des ERP se situeraient au-dessus de ce seuil.



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