Protéger l’ozone, ça refroidit le climat

Le 13 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En protégeant la couche d'ozone, on a un peu refroidit le climat.
En protégeant la couche d'ozone, on a un peu refroidit le climat.
ENS

Un mystère est-il en passe d’être levé? Possible. Deux climatologues et un statisticien proposent une nouvelle explication au hiatus climatique. Depuis une quinzaine d’années, chercheurs et météorologues constatent une déconnection entre la concentration croissante de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère et la montée du mercure du thermomètre. Dit autrement, il fait moins chaud que ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

La communauté scientifique n’explique pas ce phénomène. Mais plusieurs théories ont été formulées, ces dernières années: stockage d’énergie par l’océan, surestimation de l’impact «réchauffant» de certains nuages, variabilité naturelle du climat plus importante qu’escompté, refroidissement du Pacifique oriental à cause de l’oscillation décennale du Pacifique.

Sans les écarter, les trois scientifiques en suggèrent une nouvelle, dans un article paru dans Nature Geoscience. Francisco Estrada (université libre d’Amsterdam), Benjamín Martínez-López (université de Mexico) et Pierre Perron (université de Boston) ont comparé les taux d’accroissement de GES dans l’atmosphère et l’évolution des températures, entre 1850 et 2010. A partir de cette approche statistique, ils font le lien entre la variation de l’activité humaine et celle du réchauffement.

Leurs travaux expliquent notamment la faible évolution de la température moyenne globale durant les deux guerres mondiales du XXe siècle ou la grande dépression des années 1930. Cette étude confirme aussi le hiatus climatique. Un phénomène qui pourrait être, en partie, explicable par l’entrée en vigueur du protocole de Montréal.

Signé en 1987, cet accord international a interdit fabrication et utilisation des chlorofluorocarbures (CFC) et d’autres gaz de synthèse mitant la couche d’ozone stratosphérique. Ces gaz ont pour autre particularité d’être aussi de très puissants GES. Selon les auteurs, l’interdiction des CFC et autres HCFC aurait permis d’éviter 0,1°C de réchauffement depuis l’entrée en application du protocole. Cela n’explique pas tout, mais c’est un début.



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