Prosign utilise des peintures écologiques

Le 10 juin 2005 par Christine Sévillano
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L’entreprise de marquage routier, Prosign, utilise une peinture à l’eau plus respectueuse de l’environnement.

Le spécialiste du marquage routier, Prosign (60 millions de chiffre d'affaires), s'est lancé dans l'utilisation d'un éco-produit, suite à la découverte d'une pollution au toluène sur son site qui lui a coûté cher. «Nous avons décidé de supprimer cette substance qui constitue un risque pour l'homme et l'environnement en proposant à nos clients des peintures à l'eau. Notre entreprise a ensuite été sensibilisée à d'autres thématiques comme l'éco-conception des produits et des emballages, et les modes de transports alternatifs», explique Emmanuel Berthet, responsable marketing chez Prosign.

Typhon, qui a reçu le deuxième prix des éco-produits de Pollutec en 2000, est une peinture qui a troqué le seau métallique pour un packaging plastique permettant une réduction du poids des déchets et davantage de place dans les camions de livraison. «Le métallique a pourtant survécu à hauteur de 4% pour cette peinture, à la demande de certains de nos clients», précise Emmanuel Berthet. Autre avantage de ce nouvel emballage: il permet de mieux vider le produit, la perte de produit est alors passée de 12 à 6%, permettant une économie de 18 centimes d'euros par kilogramme. Prosign a utilisé cet argument pour faire supporter le surcoût dû au nouveau packaging à ses clients. «Nous avons élaboré le coût global, qui ne prend pas seulement en compte le prix du produit, mais aussi le retraitement du déchet et la possibilité de mieux terminer le pot», poursuit Emmanuel Berthet.

Autre surcoût lié à Typhon: la peinture au toluène s'élève à 2 euros le kilogramme contre 2,5 euros pour la peinture à l'eau coûte 2,5 euros. Cette peinture écologique a toutefois l'avantage d'être plus couvrante (30%), puisque qu'il suffit de 440 grammes par mètre carré (g/m2) au lieu de  600. Elle a aussi une durée de vie plus longue: 30 mois au lieu de 24. Prosign a dressé un éco-profil, qui donne des indicateurs d'impact environnemental, sur la base d'une comparaison de deux analyses de cycle de vie, celle de l'éco-produit Typhon et celle de la peinture au solvant, Alaska (toujours en vente). Cet éco-profil a révélé que Typhon permettait une réduction de la moitié des gaz à effet de serre par rapport au produit ordinaire, une baisse de presque 90% des composés organiques volatils, une diminution de 57% de l'énergie consommée ou encore un déclin de près de 80% de la toxicité potentielle. Sur les 5.000 tonnes de peintures fabriquées en 2004, 2.500 étaient du Typhon. Pour 2005, Prosign espère en écouler 3.000 tonnes. 1.000 tonnes ont déjà été vendues à ce jour. «Cette action qui devance la réglementation représente aussi un avantage concurrentiel. Il n'a pourtant pas été évident de convaincre la direction et les clients. Il a fallu se battre contre ceux qui nous affirmaient que notre action signifiait changer de métier. Nous avons dû leur expliquer que notre métier c'était le marquage routier auquel on ajoute des critères environnementaux», conclut Emmanuel Berthet.


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