«Pros» et «antis» OGM se renvoient la balle

Le 21 mars 2007 par Bérangère Lepetit
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Les réactions se sont succédées, mardi 20 mars, après la publication au Journal officiel de deux décrets sur l'encadrement légal des OGM en France (1), renvoyant dos-à-dos les «pros» et «antis» OGM. «Le gouvernement escamote sciemment le débat sur les OGM à la veille des élections. En transposant la directive par décret, il évite à tout prix que les députés se saisissent publiquement de la question», a ainsi déclaré le porte-parole des Verts Yann Wehrling dans un communiqué. Christine Thelen, porte-parole du collectif des faucheurs volontaires d'OGM a demandé de son côté un moratoire sur le maïs MON 810.

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a souhaité dans un communiqué que les campagnes «s'apaisent sur ce dossier» et que «la décision de cultiver ou non des OGM soit évaluée par les agriculteurs avec sérénité». «C'est aux politiques de décider, aux citoyens de choisir entre produits OGM et non OGM. Cultiver des OGM en France est parfaitement légal. L'heure est donc à faire respecter la loi.» Partageant cet avis, le directeur général de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) Luc Esprit a souligné que les agriculteurs allaient pouvoir «avoir de meilleurs rendements, mieux combattre les ravageurs et par conséquent améliorer leur revenu».

Fidèle à ses positions, la Confédération paysanne a réitéré sa volonté d'instaurer un moratoire de 5 ans pour une nouvelle évaluation des OGM «auxquels 80% des Français sont opposés».

(1) Voir l'article du JDLE: «OGM: la France transpose par décrets la directive européenne»






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