Prometheus publie son baromètre de transparence des ONG 2009

Le 19 février 2009 par Sonia Pignet
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La fondation d’entreprise Prometheus, créée en 2005 par deux députés, a mis en ligne en ce début d’année son baromètre de transparence des ONG, pour la seconde année consécutive. Cette fondation, dont le conseil d’administration est composé d’une dizaine de grosses entreprises (dont Areva, Alstom, Dassault aviation, Sanofi Aventis, etc.), d’ailleurs souvent épinglées par les associations, a évalué plus de 90 ONG qui ont reçu des subventions, ou participé à l’élaboration de normes communautaires ou participé au Grenelle de l’environnement. «Transparence financière et gouvernance sont évaluées à partir de 10 critères, selon une analyse effectuée entre septembre et décembre 2008, sur leur site internet: 5 critères portant sur la transparence du financement, et 5 critères sur la transparence de la gouvernance», explique la fondation.

Parmi les 22 associations qui ont pris part au Grenelle et analysées par Prometheus, Réseau Action Climat arrive première avec une note de 9/10 et Objectif 21 arrive dernière avec 0, précédé de près par FNE crédité de 1/10. Pour la fondation, ce baromètre «constitue un plaidoyer pour la création, à l’échelle nationale et européenne, d’un label ‘société civile’ d’agrément octroyé aux ONG candidates aux subventions françaises ou communautaires».
Pour certaines associations, y compris les mieux notées du classement, ce baromètre ne vaut pas tripette.

Ainsi, Agir pour l’environnement (6/10 selon le baromètre) «émet de sérieux doutes quant au protocole retenu et à la rigueur de [l’] évaluation», s’étonnant de passer de 0 à 6 sur 10 d’une année sur l’autre, «alors que les mêmes documents sont disponibles en ligne sur notre site internet». Dans une lettre adressée au député Bernard Carayon (l’un des fondateurs de la fondation Prometheus), l’association dénonce un «un outil de lobbying destiné à faire pression sur des acteurs essentiels de la société civile». Pour Vivagora (créditée de 8 points), «si les ONG doivent agir en bonne gouvernance et transparence, il est dangereux […] de faire de ces critères une condition de légitimité. L’action citoyenne doit se tenir loin des manœuvres d’institutionnalisation», estime l’association qui œuvre pour un meilleur dialogue entre les sciences et la société.


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