Promesses en série en faveur des énergies propres

Le 07 décembre 2015 par Stéphanie Senet et Romain Loury
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L'objectif de l'Afrique est financé jusqu'en 2020
L'objectif de l'Afrique est financé jusqu'en 2020

Journée dédiée à l’énergie oblige[1], la COP 21 a été le théâtre, ce 7 décembre, d’une salve d’annonces en faveur des énergies renouvelables. L’Afrique et les groupes du CAC 40 ont surfé sur la vague initiée avec l’Alliance solaire internationale et poursuivie par les élus locaux du monde entier.



[1] Cette journée a été organisée dans le cadre du plan d’action Lima-Paris

 

L’Afrique a ouvert le nouveau bal des énergies propres en confirmant, ce 7 décembre, la construction d’au moins 10 gigawatts de capacités de production supplémentaires en 2020 et 300 GW en 2030, via l’Initiative africaine pour l’énergie renouvelable (AREI). Si elle est concrétisée, cette promesse permettra de doubler l’approvisionnement des Africains en électricité (environ 150 GW aujourd’hui). Ce qui a été salué par plusieurs associations environnementales, dont le Climate Action Network (CAN).

De nouvelles collectivités décarbonées
Les collectivités ne sont pas en reste. Réunies au sein du Global Compact of States and Regions, elles promettent pour leur part de réduire leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre de 12,4 milliards de tonnes équivalent CO2 d’ici 2030. Une cible ambitieuse, trois fois supérieure à l’engagement pris le 4 décembre par les collectivités du Sommet mondial des élus locaux pour le climat, qui représentent pourtant deux fois plus d’habitants (600 millions contre 300 M pour le Global compact).

Fait important, cet investissement va bénéficier de 10 milliards de dollars (9,2 Md€) de financements publics, a annoncé le président de la COP 21 Laurent Fabius. Cette manne permettra de financer la première étape du projet, soit 10 GW en 2020.

Une deuxième opération a été lancée sur le continent africain, mais à un niveau régional. Le pool énergétique d’Afrique de l’Ouest (Wapp) annonce en effet des corridors d’énergie propre, c’est-à-dire des plates-formes régionales destinées à accélérer le déploiement des ENR grâce à des économies d’échelle. Des plates-formes déjà lancées en Afrique orientale et australe, où la consommation d’électricité pourrait exploser en 2030 pour atteindre 1.000 térawattheures.

 

Plus de 50 groupes visent le 100% d’ENR

 

Du côté des entreprises, l’initiative RE100 a été rejointe, ce 7 décembre, par 6 grandes entreprises –dont Coca-Cola, Pearson PLC et BMW Group- assurant viser un approvisionnement électrique 100% énergies renouvelables. Cette nouvelle vague permet à RE100 de réunir désormais plus de 50 grands groupes (53 au total[1]), ne représentant toutefois que 1% de la consommation électrique industrielle mondiale.

Une alliance mondiale pour la géothermie
Autre annonce de la journée, le lancement de l’Alliance mondiale pour la géothermie (GGA), dont l’objectif est d’augmenter de 500% la production électrique d’ici 2030, de 200% pour le chauffage.
Outre la France, l’alliance réunit 23 institutions et 35 pays, dont la plupart des champions de cette énergie renouvelable: l’Islande, l’Italie, les Etats-Unis, le Mexique, le Kenya, l’Indonésie, les Philippines et la Nouvelle-Zélande. On y compte aussi la Pologne, les Pays-Bas, la Turquie, la Suisse, l’Ouganda, la Tanzanie et le Zimbabwe.
Alors que 90 pays pourraient bénéficier de la géothermie, seuls 24 s’y sont mis à ce jour, pour un total d’environ 12 GW (6% des capacités mondiales estimées) .

 


[1] Parmi eux, citons Ikea, Marks & Spencer, Procter & Gamble ou Steelcase

 



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