Produits de la mer: une recherche «exploratoire» de méthylmercure en 2014

Le 04 décembre 2013 par Romain Loury
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Le méthylmercure sous haute surveillance
Le méthylmercure sous haute surveillance

La Direction générale de l’alimentation (DGAL) lance en 2014 un plan de surveillance «exploratoire» du méthylmercure, forme organique particulièrement toxique du mercure, dans le poisson et les fruits de mer, dans une note de service publiée vendredi 29 novembre au Bulletin officiel

Chez l’enfant exposé in utero, le mercure, en particulier le méthylmercure, est lié à des troubles du développement cérébral, de l’immunité ou cardiaques. Raison pour laquelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) conseille la plus grande prudence aux femmes enceintes quant aux poissons prédateurs sauvages, les plus contaminés (voir le JDLE).

Après le temps des recommandations, celui de la surveillance. Du moins exploratoire, dans un premier temps: dans le Bulletin officiel du 29 novembre, la DGAL annonce le lancement d’un plan «dont l’objectif principal est de récolter des données, aucune mesure de gestion [n’étant] attendue dans le cadre des suites à donner à ce plan».

La DGAL prévoit le prélèvement aléatoire de 54 échantillons, à raison de 2 par région: 1 de poisson prédateur et 1 de poisson non prédateur pour les 22 régions métropolitaines, 2 de poissons différents au choix pour les 5 régions et départements d’Outre-mer.

Constitués de poisson entier ou en filet, les prélèvements s’effectueront «au niveau de la remise au consommateur final dans l’ensemble des circuits de distribution (grandes et moyennes surfaces, poissonneries, marchés ambulants, …)», indique la DGAL.

Les échantillons seront adressés à l’unité CIME (Contaminants inorganiques et minéraux de l'environnement) du laboratoire de sécurité des aliments de Maisons-Alfort (Anses), qui analysera aussi bien leur teneur en méthylmercure que celle en mercure total.

 

D’autres nouveautés dans les plans sur les produits de la mer

Egalement publiés au Bulletin officiel, d’autres plans de surveillance, menés en routine sur les produits de la mer, tels que ceux portant sur les contaminants chimiques (poisson), sur les phycotoxines et les contaminants chimiques (mollusques bivalves), sur Escherichia coli (mollusques bivalves) ou encore sur l’histamine (poisson).

Nouveauté des éditions 2014, l’arrêt des recherches, initiées en 2012, sur les substances perfluoroalkylées (PFA), aussi bien dans le poisson que dans les mollusques bivalves (voir le JDLE). Dans son récent bilan 2012 des plans de surveillance, la DGAL indiquait que «ces données étant recueillies à titre expérimental, en l'absence de réglementation, elles ne donn[aient] pas lieu à des suites immédiates sur les produits mais ser[aient] exploitées à des fins d'analyses des risques en complément de l'EAT2 [Etude de l’alimentation totale]».

Concernant les pesticides, ceux de la famille des pyréthrinoïdes, ainsi que plusieurs organophosphorés, font leur entrée dans la liste de ceux à surveiller dans le poisson. Quant au plan de surveillance de l’histamine dans le poisson, il prévoit d’analyser, «à des fins de recherche scientifique», la présence d’autres amines biogènes, dont la cadavérine, la putrescine et la tyramine.



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