Produits dangereux: le risque chimique bat des records en Europe

Le 02 mai 2016 par Marine Jobert
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Le risque chimique, premier pour les jouets.
Le risque chimique, premier pour les jouets.
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Le système européen d’alerte rapide pour les produits dangereux connaît une hausse significative du nombre d’alertes pour des objets présentant un risque chimique. Les jouets et les bijoux fantaisie sont les premiers concernés.

Le cru Rapex 2015 est avancé. Le système européen d’alerte rapide pour les produits dangereux a publié son rapport annuel. Sur les 2.123 notifications en 2015, 2.072 sont en lien avec des risques pour la santé ou la sécurité des consommateurs.

 

Le risque chimique est devenu ‘numéro 1’ (25% des cas relevés), après les risques de blessure (22%), d’étouffement (17%), d’électricité (12%) ou de feu (8%). Ce sont les jouets qui ont le plus fait l’objet  de signalement (27% des cas), suivis de la catégorie ‘habits textiles et accessoires de mode’ (17%). Et ce sont encore les jouets qui sont les plus concernés par le risque chimique, suivi des bijoux à la mode. «Cela montre que les autorités en charge de la surveillance du marché commun se concentrent particulièrement sur la présence de produits non autorisés et dangereux», justifie la Commission.

 

1.262 notifications sur 2.123 ont concerné des produits venant de Chine, puis l’Allemagne (63), la Turquie (54) et les Etats-Unis (52). 32 notifications concernaient la France. Informés des objets défectueux, les Etats deviennent eux-mêmes des vigies de leur propre marché, avec plus ou moins de succès d’un pays à l’autre. L’Allemagne est très réactive après avoir été informée d’un objet défectueux, quand la Hongrie se limite à les signaler. Les chiffres varient sensiblement d’un Etat à l’autre quant aux objets signalés: l’Espagne est au zénith pour les jouets, quand la France se fait une spécialisé de signaler les moteurs de véhicule défectueux.

 

«Il n’y a malheureusement rien de nouveau dans les résultats de cette année. (…) Quand serons-nous à l’abri des produits chimiques en portant des bijoux à la mode ou à l’abri de blessures en utilisant une chaise pour bébé?», demande Monique Goyens, la directrice générale de European Consumer Organisation.

 

 



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