Produits dangereux: l’amiante chrysotile toujours pas considérée comme tel

Le 30 octobre 2008 par Victor Roux-Goeken
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Les représentants des quelque 120 pays réunis depuis lundi 27 octobre à Rome ne devraient pas parvenir à se mettre d’accord sur l’inclusion de l’amiante chrysotile dans la liste internationale des produits dangereux, selon l’AFP.
L’agence de presse cite le porte-parole du ministre canadien des Travaux publics. «On s’attend à ce que la question soit renvoyée à la prochaine réunion de la Convention de Rotterdam qui devrait avoir lieu en 2011.»
La Convention de Rotterdam, adoptée en 1998 et entrée en vigueur en 2004, dresse notamment une liste de 39 produits dangereux. Leur exportation n’est pas interdite par la Convention, mais les pays signataires exportant ces produits doivent prévenir les importateurs des risques qu’ils engendrent, selon la procédure de consentement préalable en connaissance de cause, dite procédure Pic.
Principal exportateur d’amiante chrysotile, avec la Russie, la Chine, le Kazakhstan et le Brésil, le Canada est connu pour s’opposer à l’inclusion de ce produit dans la liste des produits dangereux de la Convention de Rotterdam.
Depuis mars dernier, le pays bloque la publication d’un rapport sur les risques sanitaires de l’amiante chrysotile (1). Hormis cette variante d’amiante, le Canada reconnaît que les autres sortes sont cancérogènes.
La réunion des pays signataires de la Convention, qui s’achève aujourd’hui, doit aussi décider de l’inclusion de deux pesticides à la liste: l’endosulfan et les composés du tributylétain.

(1) Voir l’article du JDLE «Amiante: le Canada bloque la publication d’un rapport accablant»


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