Probo Koala: 110.000 victimes assignent Trafigura

Le 23 février 2015 par Stéphanie Senet
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Si aucun accord n'est conclu avec les parties civiles, un nouveau procès devrait s'ouvrir à Amsterdam
Si aucun accord n'est conclu avec les parties civiles, un nouveau procès devrait s'ouvrir à Amsterdam

Déjà condamnée en juillet 2010 à un million d’euros par la cour d’appel d’Amsterdam, la société Trafigura pourrait se voir infliger une nouvelle amende dans l’affaire du Probo Koala. La justice néerlandaise a en effet été saisie d’une nouvelle demande d’indemnisation et de nettoyage des déchets, liée à l’escale du vraquier dans le port néerlandais.

 

Pour mémoire, le cargo rempli de déchets toxiques avait fait escale à Amsterdam avant de déverser illégalement sa cargaison (plus de 400 tonnes) dans 17 sites de la capitale ivoirienne dans la nuit du 19 au 20 août 2006. Ce déchargement avait causé la mort de 17 personnes et des dizaines de milliers d’intoxications.

Au total, 110.937 victimes demandent la finalisation des travaux de dépollution ainsi qu’une indemnisation de 2.500 € par personne (277,3 M€). Selon l’AFP, «il est demandé au tribunal de bien vouloir juger que la société Trafigura Beheer BV est responsable civilement des dommages corporels, moraux et économiques qu’elle a causés aux demandeurs». L’assignation a été reçue le 16 février par la société spécialisée dans le courtage pétrolier et enregistrée aux Pays-Bas. La plainte sera par ailleurs envoyée au tribunal d’Amsterdam le 2 mars, selon Mathieu Cencig, un avocat des plaignants, Pendant ce délai, un accord peut être trouvé à l’amiable.

Si Trafigura a déjà versé 152 M€ d’indemnisation, suite à un accord conclu à l’amiable avec l’Etat ivoirien en 2007 (dont une partie a été détournée cf. JDLE), et 33 M€ en 2009 dans le cadre d’un accord avec le Royaume-Uni, elle n’a jamais été condamnée pour le déversement des déchets toxiques. De nombreuses victimes n’ont par ailleurs toujours pas été indemnisées, précise Mathieu Cencig.

Trafigura, qui nie toujours le fait que le déversement de déchets toxiques ait provoqué décès et maladies graves, n’a pas souhaité apporter de commentaires.



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