Prix Pinocchio 2010 : Et les vainqueurs sont…

Le 10 novembre 2010 par Célia Fontaine
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Depuis 2008, les entreprises françaises dont le discours est faussement « développement durable » au regard de leurs activités réelles sont mises au pilori par les Amis de la terre, lors de leur cérémonie de remise des « Prix Pinocchio ».

« L’événement a pour objectif de montrer le ‘vrai visage’ de ces entreprises et les impacts réels de leurs activités, notamment dans les pays du Sud, et de faire avancer le débat public sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises », explique l’association.

Les lauréats ont été « élus » le 9 novembre par les internautes, dans trois catégories : « droits humains », « environnement », et « greenwashing ».

La catégorie « droits humains » vise à mettre en avant les méfaits de certaines multinationales sur les conditions de vie et de travail des populations. Il est reproché au groupe Somdiaa, dirigé par la famille Vilgrain, et sa filiale camerounaise Sosucam de mener ses activités de production et de transformation de canne à sucre sans se soucier des impacts liés à l’extension des cultures, qui se fait aux dépens des communautés rurales dont la sécurité alimentaire est menacée.

La multinationale française Eramet, remporte le prix « environnement » pour le projet de développement de la mine de nickel de Weda Bay, en Indonésie. « Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l’image ‘d’entreprise citoyenne’, vient d’obtenir une caution de la Banque mondiale pour un projet extractif à grande échelle dans les fragiles écosystèmes forestiers de l’île d’Halmahera », explique Aloys Ligault, chargé de campagne pour la Responsabilité sociale et environnementale aux Amis de la terre.

Enfin, dans la catégorie « greenwashing », le Crédit agricole remporte le prix avec 56 % des votes. La banque a lancé une campagne de communication « It’s Time for Green Banking » dans laquelle elle met en avant son « sens commun » « alors qu’en août dernier, elle investissait dans la centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud, un projet polluant et décrié par la société civile internationale », rappelle les Amis de la terre.

Cette parodie d’événement a pour objectif de rappeler aux pouvoirs publics leur responsabilité dans l’encadrement contraignant des activités des entreprises multinationales.



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