Prison avec sursis pour les braconniers des Calanques

Le 11 juillet 2018 par Stéphanie Senet
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Les quatre braconniers opéraient dans les fonds marins du parc national
Les quatre braconniers opéraient dans les fonds marins du parc national

Quatre braconniers ayant pillé illégalement les fonds marins du parc national des Calanques ont été condamnés, ce 11 juillet, à des peines de prison allant de 15 à 18 mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône).

 

Les 4 braconniers sont intervenus dans une zone interdite à la pêche pour y prélever oursins, mérous et corbs et les revendre à des restaurateurs, écaillers et poissonniers marseillais. Selon les magistrats, ils en ont tiré un bénéfice d’au moins 160.000 euros en 4 ans.

 

Prison avec sursis et mise à l’épreuve

Verdict: deux d’entre eux ont écopé d’une peine de 18 mois de prison avec sursis assortie de trois ans de mise à l’épreuve. Les deux autres ont été condamnés à 15 mois avec sursis, avec trois ans de mise à l’épreuve. Si ce procès constitue une première en France, les peines s’avèrent moins importantes que les réquisitions du parquet, qui visaient deux peines de prison ferme. Par ailleurs, aucun des restaurateurs et autres revendeurs impliqués n’a été jugé devant le tribunal correctionnel, suite à un accord avec le parquet moyennant des amendes de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros ainsi qu’un stage de sensibilisation à l’environnement.

 

Confiscations et indemnités

Tous les 4 sont privés de pêche sous-marine pendant la durée de leur mise à l’épreuve et se voient confisquer leurs bateaux, véhicules et matériels de pêche. En réparation du préjudice, ils doivent aussi verser entre 2.000 et 10.000 € aux 6 associations portées parties civiles, dont France Nature Environnement, Sea Shepherd et l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).

«Ces sanctions sont un message fort envoyé à la société. Elles traduisent une reconnaissance par la justice de l’importance de la biodiversité et une prise en considération, à sa juste mesure, du fléau que représente le braconnage et plus largement toute pratique illégale portant atteinte aux espèces et aux milieux naturels», commente le parc national des Calanques (PNC) dans un communiqué diffusé ce 11 juillet.

 

Indemnisation à suivre

Quant à la demande de réparation formulée par PNC, le tribunal a renvoyé sa décision au 5 décembre en raison de la complexité du calcul de l’indemnisation. Selon la direction du parc, qui demande 450.303 € au titre du préjudice environnemental, 4,5 tonnes d’animaux marins ont été subtilisés, dont des espèces protégées et menacées.



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