Prévisions optimistes pour les transports en 2025

Le 09 décembre 2004 par Christine Sévillano
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Gilles de Robien a exposé hier les résultats de l'étude prospective de la demande de transports en 2025. Le fret ferroviaire et le transport fluvial devraient gagner quelques points. Le transport routier des véhicules légers et des poids lourds croîtra moins vite. L'Etat devrait tenir ses engagements environnementaux grâce aux évolutions technologiques du secteur automobile.

Les travaux de prospective ont montré une croissance de la demande de transport de voyageurs de 50% d'ici 20 ans. Les transports interurbains devraient croître de 1,8% par an avec toujours une forte présence de la voiture mais une décélération par rapport aux 20 dernières années qui affichaient une hausse de 3,1%. La raison: l'arrivée à maturité de l'équipement automobile et le vieillissement de la population. Même progression pour le ferroviaire qui bénéficiera de nouvelles voies de TGV.

En ce qui concerne les marchandises, l'étude souligne une progression annuelle du transport routier moins forte, puisqu'elle passe de 2,9% à 1,5% à l'horizon 2025. L'évolution du prix du pétrole sera certainement dissuasive. Aujourd'hui, la route domine le secteur à hauteur de 82% mais les transports ferroviaires et fluviaux devraient bénéficier d'une évolution positive à moyen terme. Le train connaît actuellement une décroissance de 1,2% par an, mais devrait progresser d'ici 20 ans de 1,2% l'an grâce notamment au développement de nouveaux axes comme ceux reliant le Luxembourg à l'Espagne ou Lyon à Turin. "Il y a aussi un soutien fort de l'État au fret SNCF avec 800 millions d'euros injectés dans le cadre du plan 2006, et un effort fait aussi envers le fluvial", rappelle le ministre des Transports. Les voies d'eau, en baisse de 2%, devraient renouer avec la croissance à hauteur de 0,5% grâce notamment à la liaison Seine-Nord.

La prospective en matière de transport maritime est plus délicate. Par exemple, pour le transport des vracs liquides dont les hydrocarbures, l'évolution dépendra de la politique énergétique. Mais la croissance devrait être modérée avec une progression de 360 à 600 millions de tonnes d'ici 2025. Le transport aérien doit également être envisagé selon plusieurs scénarios. Les perspectives de croissance se situent alors entre 1,3% dans le cas où la demande de mobilité pour les déplacements à longue distance est fortement réduite à 3,1% par an si on assiste à un développement du transport dominé par les alliances d'opérateurs et par la mise en correspondance des réseaux.

D'après cette configuration, la France doit atteindre les objectifs du Plan climat mais aussi ses engagements sur le Protocole de Kyoto et maintenir ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990, soit l'émission de 560 millions de tonnes équivalent CO2. Les nuisances environnementales sont liées au volume des trafics et aux caractéristiques techniques des véhicules. La circulation des véhicules légers et des poids lourds devrait s'accroître de près de 15% en 2010 par rapport à 2002 et de plus de 40% en 2025. Toutefois, les émissions de polluants locaux liées au transport routier connaîtraient selon le modèle Copert-III, une baisse estimée de 62 à 97%, selon les hypothèses, en 2010 par rapport à 1990 grâce au renouvellement du parc.

Ces projections de la demande des transports prennent en compte plusieurs hypothèses dont l'évolution démographique et celle des modes de vie. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a ainsi tablé sur une population de 63,4 millions d'habitants en 2025. Le produit intérieur brut (PIB) annuel serait de 1,9% selon le ministère de l'Économie et des finances (Minefi). D'autres critères importants ont été pris en compte comme le prix du baril de pétrole estimé à 35 dollars et la création des nouvelles infrastructures, en particulier grâce à une offre ferroviaire plus large. Il s'agit en fait d'établir un scénario de référence pour orienter les politiques publiques. "Mais ces simulations ne sont en aucun cas un objectif à atteindre mais des éclairages sur des évolutions probables. Des ruptures technologiques sont notamment possibles", a précisé Gilles de Robien.


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