Près de 50 % des villes françaises sont trop polluées

Le 06 décembre 2010 par Sabine Casalonga
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Sur 58 grandes agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants, 22 ont enregistré une qualité de l'air médiocre, mauvaise ou très mauvaise, environ 35 jours par an en moyenne, sur la période 2006-2008, selon une  publication récente du Service de l’observation et des statistiques (SOes) du Commissariat général au développement durable.

L'indicateur utilisé dans cette étude est le nombre de jours par an où « l'indice Atmo » est médiocre, mauvais ou très mauvais, en moyenne sur trois ans. L'indice Atmo est calculé quotidiennement dans ces agglomérations à partir de la surveillance de 4 polluants (dioxyde d'azote, ozone, dioxyde de soufre, particules de type PM10).

Dans 22 agglomérations, il dépasse 1 jour sur 10 par an : principalement dans les agglomérations du Sud-est de la France, comme Toulon, Aix-en-Provence, Marseille, Montpellier, et Nice, mais également Lyon, Grenoble, Annecy et Mulhouse, et quelques agglomérations du nord de la France, (Lille, Valencienne, Douai par exemple), auxquelles il faut ajouter Strasbourg et Fort-de-France. A l'opposé, les villes de la façade atlantique enregistrent moins d’épisodes de pollution, à l’instar de Brest, La Rochelle et Nantes, et également quelques villes voisines comme Limoges et Poitiers.

Globalement l'ozone (O3) est le principal polluant dans le Sud-est et les poussières (particules fines) dans le Nord. Le dioxyde d'azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2) ne sont les principaux responsables de la pollution qu'épisodiquement et de manière localisée.

Ces résultats sont à comparer à l’amélioration globale de la qualité de l'air des villes de France, observée entre 2000 et 2009, grâce à la forte baisse des teneurs en SO2, celle plus légère en NO2, et en dépit d’une légère hausse en O3. « Malgré cette amélioration générale, on n'observe pas de diminution du nombre des épisodes de forte pollution, principalement causés par les poussières et l'ozone, épisodes pendant lesquels les seuils de risque pour la santé humaine peuvent être atteints », concluent les auteurs de l’étude du SOeS.

L’indice Atmo calculé sur les stations de fond et non sur les stations « de proximité » (au bord des grands axes de communication, ou aux abords des sites industriels) peut enfin masquer des concentrations très localisées potentiellement élevées, notent les auteurs.

 



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