Premiers tests pour les hydroliennes de Bréhat

Le 30 août 2011 par Geneviève De Lacour
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Demain mercredi 31 août, EDF va mettre à l’eau la première des 4 hydroliennes qu’elle a prévu d’installer au large de l’Île de Bréhat, dans les Côtes d’Armor. Ces machines posées au fond de la mer permettent de convertir l’énergie des courants de marée en énergie électrique. Elles sont généralement immergées dans les zones à fort courant, si possible à proximité des côtes. Et c’est le cas sur le plateau de la Horaine près de l’île de Bréhat où les vitesses des courants peuvent atteindre 3m/s. En France, 4 sites ont été identifiés comme ayant un fort potentiel: le Raz Blanchard, le Raz de Sein, le Fromveur et la Horaine, au large de Bréhat. A terme, ce parc constitué de 4 machines de 0,5 MW et situé à 8 km de Bréhat et à 15 km du continent devrait pouvoir alimenter en électricité 2.000 foyers.

Ces imposantes hydroliennes de 16 m de diamètre qui seront mises en place par 35 mètres de fond ont été conçues par la société irlandaise OpenHydro. Une barge longue de 58 mètres a été spécifiquement construite au chantier STX de Lorient pour le transport par la mer de l’engin jusqu'à son lieu d'immersion. Elle restera plusieurs semaines sous l'eau pour différents essais, puis sera remontée en surface afin d'effectuer les réglages finaux nécessaires. La fabrication des trois autres hydroliennes sera alors lancée.

Une année de tests de cette première machine est prévue. L'énergie produite sera captée en mer par un convertisseur, puis transportée par un câble sous-marin de 15 kilomètres jusqu'à terre via une installation à Ploubazlanec. Ce câble reliant le parc de 3 hectares au réseau sera installé en 2012; de même que les trois autres machines. Les 4 hydroliennes devraient ainsi toutes être connectées à l'automne 2012.
 
«L'investissement global représente une enveloppe de 40 millions d'euros», explique EDF au journal Les Echos. Pour ce projet pilote, EDF bénéficie de subventions des collectivités territoriales, de l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de l'Europe (fond FEDER).
 
Le projet est salué pour être un modèle de concertation. Des conventions ont été signées avec les différents interlocuteurs. Il faut dire que depuis 2008, EDF multiplie les réunions publiques avec les élus locaux, les pêcheurs, les plaisanciers et les associations de défense de l’environnement. Lesquelles ont obtenu qu’un herbier de zostères, traversé par le futur câble, soit reconstitué. Un programme de suivi des mammifères marins est mis sur pied, en partenariat avec Océanopolis et Ifremer. Les pêcheurs bénéficient entre autres d'un programme de marquage des homards et de réensemencement de coquilles Saint-Jacques. Le projet ne devrait entrainer aucune contrainte de navigation pour les plaisanciers puisque les machines resteront couvertes par 10 mètres d’eau même pour les basses mers de vives eaux (les plus forts coefficients de marée).
 
Les turbines des hydroliennes seront équipées d’un trou central pour le passage des poissons. En revanche, EDF ne fournit aucune information sur l’aspect acoustique des installations et leur éventuel impact sur les poissons et surtout les mammifères marins.


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