Première sortie pour la nouvelle ministre de l'écologie

Le 03 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Delphine Batho, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.
Delphine Batho, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Ouvrant aujourd’hui 3 juillet le colloque national Biomasse, Delphine Batho a fait sa première intervention publique en tant que ministre de l’écologie et de l’énergie du gouvernement Ayrault II. Celle qui a succédé le 21 juin à Nicole Bricq s'est engagée à soutenir le développement de l'énergie biomasse, une filière stratégique pour l'autonomie énergétique de la France.

«Les déceptions de Rio+20 n'ont en rien entamé la détermination du gouvernement à faire du développement des énergies renouvelables un axe fondamental de sa politique», a affirmé ce matin Delphine Batho lors du colloque organisé par le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

La biomasse, qui englobe l'énergie produite notamment à partir de la combustion de bois ou de déchets organiques, représente 50% de la production française d'énergie renouvelable, c'est donc la première filière d'énergie renouvelable de notre pays, a rappelé la ministre.

«Cette filière est stratégique pour la France et son autonomie énergétique, mais aussi pour limiter le budget Energie de nos concitoyens et créer des emplois», a-t-elle estimé.

«Cette ressource domestique n'est pas soumise aux fluctuations des cours internationaux des monnaies ou des hydrocarbures et n'aggrave pas le déficit de la balance commerciale», a insisté Delphine Batho, avant d’ajouter: «En cela, la biomasse peut nous aider à maintenir notre sécurité d'approvisionnement et notre indépendance énergétique dans des conditions économiques soutenables».

Evoquant le débat national sur la transition énergétique, promis par François Hollande et qui doit s'ouvrir prochainement pour déboucher sur une loi au premier semestre 2013, elle a souhaité que la biomasse devienne une énergie majeure de notre «mix» énergétique.

Avant elle, le président du SER, Jean-Louis Bal, a regretté qu'on parle trop peu de cette filière. «Produite localement par des circuits courts, la biomasse vivifie nos forêts», a-t-il souligné.

Les énergies renouvelables (bois, hydraulique, biocarburants, éolien, solaire) représentaient en 2010 16,4% de la production nationale énergétique alors que l'objectif de la France est d'atteindre une part de 23% dans la consommation finale en 2020, selon les chiffres du ministère.

 

 



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