Première certification RSE pour un élu français

Le 15 novembre 2016 par Romain Loury
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Henri Cabanel, un sénateur certifié RSE.
Henri Cabanel, un sénateur certifié RSE.

Elu en septembre 2014, le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel a engagé son cabinet parlementaire dans une démarche d’évaluation de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès d’Afnor Certification. Une première en France pour un élu.

Un score de 595 sur 1.000 à l’ISO 26000 (responsabilité sociétale): le cabinet du sénateur Henri Cabanel (Parti socialiste) se situe «au niveau 3 de l’échelle de maturité, à mi-chemin du niveau supérieur» -le niveau 4 s’obtient au-dessus de 700 points-, explique Afnor Certification dans son rapport d’évaluation.

«Cet excellent score, obtenu pour une première évaluation, démontre que, d’ores et déjà, le cabinet a bien appréhendé les enjeux clés de sa responsabilité sociétale», ajoute l’organisme indépendant, qui juge que «globalement, le cabinet sénatorial fonctionne avec une vraie éthique, transparente et responsable».

Une démarche d’éthique et de transparence

Comment est venue à Henri Cabanel l’idée de s’engager dans cette démarche, une première en France? Elu en septembre 2014 au Palais du Luxembourg, le viticulteur héraultais, propriétaire d’un domaine viticole de 27 hectares (IGP Côtes de Thongue), avait «la volonté de redonner une image positive aux citoyens, qui présentent une grande défiance vis-à-vis des politiques», explique-t-il au JDLE.

Les premiers contacts avec l’Afnor ont eu lieu lors de la remise, en septembre 2015, de la certification ISO 26000 au domaine de la Jasse, à Combaillaux (Hérault), également une première pour un vignoble familial français. «L’Afnor nous a laissé neuf mois pour bien encadrer le sujet de la RSE dans notre travail», explique Henri Cabanel.

Identifier les points à améliorer

Aux dires de l’Afnor, le résultat de son cabinet est très concluant, malgré plusieurs points à améliorer. Notamment sur les indicateurs environnementaux, qui obtiennent le score le plus bas (37%). En cause, la question des déplacements de la circonscription vers Paris, qu’Henri Cabanel effectue chaque semaine, «essentiellement par avion».

Suite à cette évaluation, le sénateur se montre prêt à changer de pratique, en recourant plus souvent au train. «Ce n’est qu’une question d’habitude: de la porte de mon domicile jusqu’à celle du Sénat, l’avion ne me fait gagner que 45 minutes. Prendre le train engendre moins de temps d’attente, et permet plus de travailler», ajoute-t-il.

Mieux planifier ses déplacements

Quant à l’achat d’un véhicule hybride pour ses déplacements dans l’Hérault, AFNOR Certification a jugé que cette solution était surtout intéressante pour les déplacements en ville, qu’Henri Cabanel pratique peu.

Le sénateur dit en revanche s’arranger pour pratiquer le covoiturage avec sa collaboratrice, et en planifiant au mieux ses divers rendez-vous pour limiter les déplacements inutiles. «Cela ne demande pas d’exigences trop difficiles», assure-t-il.

Henri Cabanel compte renouveler l’exercice «dans 18 mois, pour voir si nous nous sommes améliorés, notamment sur les points les plus faibles». S’il «ne veut pas passer pour un donneur de leçon» auprès de ses collègues, le sénateur, qui prône une «responsabilité sociétale des élus», espère qu’ils «seront conscients qu’il peut être intéressant de se lancer aussi».



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