Premier bilan pour les cimentiers mondiaux

Le 09 juin 2005 par Claire Avignon
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cimenterie
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Le 7 juin, un groupement international de fabricants de ciment (1), nommé Cement sustainable initiative (CSI), a publié un premier rapport sur l'évolution des mesures environnementales prises depuis 2002, lors de la création de «Agenda for action».

L'Agenda for action prévoit la mise en place de solutions pour répondre à six problèmes: les émissions de CO2, l'utilisation des combustibles et des matériaux, la santé et la sécurité des travailleurs, la réduction des émissions polluantes, les impacts locaux sur les sols et les communautés locales, ainsi que le reporting et la communication. Ce rapport qui doit consigner les progrès effectués, présente peu de données chiffrées et met surtout en avant les protocoles et les guides élaborés depuis 2002.

En ce qui concerne les émissions de dioxyde de carbone (CO2), la production de ciment représente 5% des émissions mondiales. Les cimentiers ont créé un protocole pour recenser les rejets directs et indirects (consommation d'électricité, transports) de CO2, utilisés par 94% des fours des membres du CSI. Mais jusqu'ici, seules trois entreprises ont publié leurs résultats et les progrès réalisés.

Les cimentiers sont connus pour leur utilisation énergétique des déchets, dangereux et non dangereux, et de la biomasse pour remplacer les combustibles fossiles. Toutefois, le risque de dérive (utilisation de déchets nucléaires ou de déchets médicaux contagieux) a encouragé le CSI à mettre en place des lignes directrices pour la sélection et l'utilisation «responsable» de comburants alternatifs. Chaque entreprise devrait appliquer ces principes en 2006.

A l'instar des émissions de CO2, le CSI a réalisé un protocole de mesure, de surveillance et de reporting des émissions d'oxydes d'azote (NOx), de composés sulfurés et de particules. En outre, les sociétés devraient bientôt mieux évaluer leurs rejets de dioxines et de furanes, de composés organiques volatils et de métaux à l'état de trace. En 2006, chaque entreprise devra se fixer des objectifs de diminution et rendre publics les résultats.

Pour la santé et la sécurité des travailleurs, un système de reporting ainsi qu'un guide devront bientôt permettre d'évaluer et de comparer le taux de mortalité pour les employés du site mais aussi pour les sous-traitants, de même que le taux d'accidents et le nombre d'heures perdues. Le CSI a aussi émis des lignes directrices pour faciliter la prise en compte des facteurs environnementaux lors de l'implantation des usines, dans les phases de construction, de production et de fermeture. Les progrès dans ce domaine pourront être mesurés par le pourcentage des sites qui ont un plan d'engagement communautaire, un plan de réhabilitation, et le nombre de sites actifs où les problèmes de biodiversité sont pris en compte.





(1) Le CSI, qui représente environ 50% de la production mondiale de ciment en dehors de la Chine, comprend les groupes Lafarge et Italcimenti.




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