Premier bilan pour l'Aeres

Le 02 décembre 2004 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

L'Association des entreprises pour la réduction de l'effet de serre (Aeres) a présenté le bilan des émissions de gaz à effet de serre de ses membres pour 2003. Les résultats des entreprises (EDF, Lafarge, GDF, Esso, Rhodia, Saint Gobain etc.) sont très satisfaisants mais pas forcément pour les bonnes raisons.

Les entreprises de l'Aeres ont émis 8% de gaz à effet de serre (GES) de moins que leurs objectifs pour l'année 2003. Les membres de l'association, qui comprend 34 entreprises dans une douzaine de secteurs (ciment, production d'énergie, papier, agro-alimentaire, chimie etc.) représentent 58% des émissions de GES en France. Ils ont décidé de mettre en place leur propre système pour réduire les émissions des 6 GES visés par le protocole de Kyoto. L'année 2003 correspond à la première année de la mise en place de leur processus de calcul d'objectifs, de reporting et de vérification.
Selon les hypothèses de production, les membres de l'association avaient prévu d'émettre 129,5 millions de tonnes équivalent CO2 en 2003. Ils n'ont émis que 118,7 millions de tonnes. Yves-René Nano, président de l'Aeres, a expliqué ces résultats pas une mauvaise conjoncture économique pour la plupart des industriels. La prise en compte de l'amélioration des processus technologiques permet de calculer pour une industrie quelle sera l'émission d'équivalent CO2 pour une tonne de ciment produit, par exemple. Si une usine a moins de demande que prévu, elle rejettera moins de GES. Au contraire – et c'est ce qui se passe actuellement pour le ciment et le verre -, les secteurs en croissance dépassent leur quotas. Au global, les émissions ont donc baissé, malgré des investissements réels dans la cogénération, le recyclage de certains déchets et l'amélioration de l'efficacité énergétique et des rendements etc.
L'autre explication de ses résultats inattendus tient au climat particulièrement propice: «L'année 2003 a bénéficié de températures clémentes pendant certaines périodes d'hiver, et d'une bonne disponibilité du parc nucléaire et hydraulique pendant les épisodes de vague de froid, ce qui a réduit l'utilisation du parc thermique à flamme», explique le rapport annuel 2003 de l'Aeres. Ainsi, EDF s'était engagée à émettre 36.881.981 tonnes de CO2, mais l'entreprise n'en a émis que 32.325.451 tonnes.
Toutefois ces variations annuelles devraient être lissées sur une plus longue période. «Mais si la demande est vraiment trop forte, explique Richard Armand, délégué général d'Aeres, il deviendra plus rentable d'importer une production d'un autre pays plutôt que d'acheter des GES à d'autres entreprises sur le marché des quotas.»


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus