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Premier bilan de la consultation sur l’eau: des différences selon les bassins

Le 25 juillet 2008 par Agnès Ginestet

Quelques semaines après l’envoi des questionnaires aux foyers français, une agence de l’eau affiche sa satisfaction, une autre sa déception quant au nombre d’avis renvoyés par le public. Le mode de diffusion et la taille du bassin pourraient avoir un impact sur le taux de retours.

La consultation nationale sur l’eau a débuté le 15 avril et se poursuit jusqu’au 15 octobre. Elle concerne les plans de gestion de l’eau appelés Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), et les programmes de mesures à mettre en œuvre dans chaque bassin. Les 6 agences de l’eau ont pour cela lancé des campagnes médiatiques et envoyé des questionnaires à l’ensemble des foyers français. Coût global de l’opération: plus d’un million d’euros dans le bassin Rhône-Méditerranée et Corse (RMC) et 700.000 € pour le bassin Rhin-Meuse.

«Nous sommes assez satisfaits, sachant que nous n’avons pas encore reçu les contributions des associations, et que la diffusion des questionnaires n’est pas terminée», estime Dominique Fréchin, directrice de la communication à l’agence de l’eau Rhin-Meuse. Sur les 1,9 million de questionnaires envoyés, environ 76.000 réponses ont été renvoyées. «La participation sera sans doute légèrement supérieure à celle de 2005», ajoute Dominique Fréchin. Lors de la consultation de 2005 -qui portait sur les enjeux en matière de gestion de l’eau- 77.000 foyers de ce bassin, pourtant l’un des plus petits en taille et en nombre d’habitants, avaient envoyé leurs réponses. A l’époque, chaque agence de l’eau avait testé une méthode de diffusion différente, et celle de Rhin-Meuse qui avait, comme cette année, diffusé les questionnaires par courrier s’était révélée efficace. Lors des discussions entre agences pour préparer la nouvelle consultation, c’est la méthode qui a été retenue au niveau national.

Mais l’expérience ne paraît pas aussi concluante dans le bassin Rhône-Méditerranée, où la consultation sur le Sdage a entraîné seulement 56.500 réponses sur les 6,3 millions de questionnaires envoyés. Pour le Sdage Corse, la consultation a démarré seulement début juin, et 800 réponses ont pour l’instant été reçues sur les 160.000 questionnaires envoyés. En 2005, l’agence de l’eau RMC avait testé la diffusion des questionnaires dans les magazines des collectivités volontaires (conseils généraux et grandes agglomérations), tout en s’appuyant sur les associations pour couvrir au maximum le territoire. «Nous avons reçu 82.000 réponses, dont 55.000 via les magazines, pour plus de 3 millions de questionnaires diffusés», précise Sylvie Lainé. Elle explique le faible retour de questionnaires observé actuellement par deux facteurs: «D’une part la diffusion semble s’être plus ou moins bien déroulée (immeubles mal desservis, questionnaires mélangés à la publicité…), d’autre part, le bassin Rhône Méditerranée est vaste et la communication est sans doute mal passée».

De son côté, Dominique Fréchin admet que les efforts de communication en Rhin-Meuse ont pu avoir plus d’impact grâce à une zone géographique moins importante que dans d’autres bassins. Mais selon elle, ce qui a permis de bons retours de questionnaires cette année, c’est l’important travail de communication réalisé en 2005 pour faire connaître l’opération de consultation ainsi que la création de réseaux avec les partenaires associatifs.

Reste que la possibilité de donner son avis sur la politique de l’eau locale via internet suscite le même constat: ce mode de consultation n’attire pas les foules, aussi bien en Rhône-Méditerranée où 4.700 questionnaires ont été remplis en ligne qu’en Rhin-Meuse qui en compte environ 3.000…

9 réactions

de Lespinay Josselin | 04/09/2008 - 22H39

Trompe-l'oeil Ayant participé à l'élaboration du questionnaire en Loire-Bretagne (Tout a été négocié!, même et surtout les dessins!), j'avais demandé -et obtenu - que le Sigle République française et le drapeau tricolore figurent en grand sur la première page. Mais le ministère a voulu une autre présentation, qui donne au document l'apparence d'une pub comme une autre. Logique : comme pour les OGM, il ne s'agit que de faire semblant de demander leur avis aux Français, en espérant bien qu'il ne pourront pas répondre.

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BONNY Philippe | 30/07/2008 - 09H45

ANC (suite) Je souhaite réagir aux propos de Charles AMBLARD. La bonne qualité de l'eau passe par la maîtrise de nos rejets. C'est la nouveauté. Avant la loi prévoyait l'accès à l'eau potable. Maintenant le bon état des eaux de surface fait partie de la loi. Pour atteindre les objectifs, il n'y a pas d'autres choix que de densifier l'habitat pour permettre les raccordements à l'assainissement collectif et limiter l'impact de l'homme sur les milieux naturels.Les stations de traitement doivent être performantes et accpter les variations de population (zones touristiques). Cela ne sera pas gratuit, il faut savoir ce que l'on veut ! ...Le bon état des eaux de surfaces est un objectif européen qui s'il n'est pas atteint, sera assorti de pénalités financières chiffrées en millions d'€. Il faut reconnaitre également que les habitats disperçés seront toujours en marge mais ne doivent représenter qu'une petite partie de la population.Cet habitat n'est pas à encourager pour beaucoup de raisons (incendie, secours, autres ...)

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rené pierre allemand | 26/07/2008 - 19H26

poudre aux yeux ? A ma connaissance, dans mon entourage (nombreux) aucun foyer n'a reçu ce questionnaire - 13330 PELISSANNE -

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calonnec yves | 26/07/2008 - 12H33

RENDEZ VOUS EN 2027 ... premier commentaire sur l envoi du questionnaire ; j ai interroge des centaines de gens et aucun ne l a recu. Est il alle comme en 2005 en priorite aux professionnels de l eau ? 2e commentaire sur l objectif : il n est nulle part suffisamment dit et repete que ca n'est plus l avis du public sur l eau qui est recherche mais son avis sur le SDAGE. Il devrait y avoir beaucoup de hors sujet ! 3e syr les REPORTS du bon etat a 2021 et 2027 (beaucoup des decideurs seront a la retraite ou morts en 2027 ...): c est presente comme asquis... Qui l a accepte ? 4e sur les "mesures" locales : on devrait encourager fortement ceux qui repondent a aller d abord consulter ces mesures ! c est d une pauvrete affligeante !

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AMBLARD CHARLES | 25/07/2008 - 22H58

ANC Nous sommes une association l'ANRAC (Association des Non Raccordés à l'Assainissement Collectif) créée après une réunion de la communauté de communes de la petite montagne dans le Jura. On nous a préparé à la facture d'un ANC pour les "vieilles maisons" qui n'ont pas la chance d'être raccordées à l'AC. C'est limpide : 6.000 € dans le meilleur des cas, jusqu'à 15.000 € voire plus. Aucune subvention (merci de la TVA à 5.5...l'Etat passe quand même à la caisse). On a écrit plus de cents lettres aux élus et décideurs (4 ou 5 réponses), on a obtenu des rencontres (aucun résultat)... Bilan : "vous vous taisez et vous payez on n'y peut rien, c'est l'Europe". Et une acusation : "vous êtes contre l'environnement ?" Comment faire payer des sommes pareilles à des millions de foyers qui arrivent à peine à se déplacer, se chauffer et manger correctement ? On a hésité à répondre. On n'y croit plus. Des consultations bidons qui font croire à une participation aux décisions. C'est se moquer du monde. Ceux qui ont répondu sont des naïfs qui n'ont rien compris au mode de fonctionnement des nantis de notre société. Répondez donc ! Comment allez-vous faire payer tous ces gens ? C'est tellement facile de ponctionner à mort les pauvres ruraux incapables de réagir (Ils ne conduisent pas des taxis à Paris, ne bloquent ni ports ni routes...) Franchement la pollution générée par l'ANC est tellement dérisoire au regard du reste ! Vous avez la quasi totalité des STEP qui sont hors normes et génèrent les vrais pollutions. Tellement plus facile de pointer les puits perdus de la France rurale... Alors on n'a pas répondu, c'est tout. Il y a des problèmes financiers qui détrusent des millions de gens. On envoie des papiers à remplir parfaitement inutiles qui permettent évidemment à certains de se remplir les poches. A pleurer !

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daniel FRITZ | 25/07/2008 - 18H23

autosatisfaction un questionnaire pour une"tape sur le ventre" pas de conseil de recuperation d'eau de pluie pour autre chose que le jardin peur de perdre de l'argent pas de question sur les "vraies economie d'eau " et bien sur que l'on veut une eau de meilleure qualité mais pourquoi une telle debauche d'energie et d'argent alors que des petits fassicules ou conseil en matire d'economie d'eau (economiseur d'eau au robinet au douche cout moyen pour une maison 30 € des recuperateurs d'eaux pour des wc ou des limitateurs de debits de toilettes quant aux questions sur l'assainissement un preembule à des taxes injustifiés bref peu mieu faire un "ecoleaugiste depuis 15 ans " Daniel

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jean fluchere | 25/07/2008 - 17H25

Problème de méthode Cette consultation généralisée auprès de tous les consommateurs d'un bassin hydrographique a coûté beaucoup d'argent et ne peut pas donner de résultats satisfaisants. Ceux qui répondent sont peu nombreux et souvent membres d'associations de protection de la nature. Coût trop élevé, réponses faibles et synthèse biaisée. Il est plus simple et moins coûteux de faire réaliser un sondage par un spécialiste auprès d'un échantillon représentatif. Le résultat est plus riche d'enseignements

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Martin Sophie | 25/07/2008 - 15H45

Des réponses attendues trop consensuelles de fait ? C'est ce que j'ai fait remarquer sur le questionnaire renvoyé : Les propositions qui y sont faites, sur les mesures à prendre, sont trop incitatives et pas assez répressives. Compte tenu des enjeux en terme d'écologie et du droit à un environnement préservé et sain, peut-être faudrait-il dresser des normes drastiques plutôt que d'adresser des codes de bonne conduite à qui voudra bien l'entendre (toujours les mêmes) ! Les propositions ne sont pas suffisamment ambitieuses pour que je sois "tout à fait d'accord" ou "pas du tout" : en bref les réponses possibles ne correspondent pas à mes attentes, et je ne prétends pas détenir le monopole de cet avis, aussi je rejoins le précédent commentaire dans la non adéquation entre les questions posées et les réponses attendues... Un peu trop consensuel pour faire avancer les choses. J'ai répondu pour exprimer ma préoccupation quant au thème, mais je suis déçue par sa teneur.

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claude duport | 25/07/2008 - 15H36

Motivation? Questionnaire un peu trop consensuel Le peu de réponse ne vient-il pas du questionnaire lui même? En effet les questions posées sont tellement consensuelle que cela ne donne pas envie de répondre. Comme réponse avoir le choix entre "tout a fait" ou "plutot" d'accord sur l'amélioration de la qualité de l'eau en général me laisse réveur.

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