Préfet cherche trappeur lupin efficace…à l’étranger

Le 12 juillet 2013 par Marine Jobert
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Un trappeur canadien, sur un site internet touristique.
Un trappeur canadien, sur un site internet touristique.
DR

Confronté à plusieurs attaques de troupeaux attribuées au loup dans son département, le préfet du Var vient de lancer un avis de recherche d’un genre nouveau pour traquer le canidé. En effet, il se dit prêt à faire appel à «des gens spécialisés, pourquoi pas en Amérique du Nord ou en Europe de l'Est», rapporte le journal Var Matin. «A Canjuers [Var], nous avons organisé une battue avec 150 chasseurs en février dernier, qui n'a donné aucun résultat. En France, personne ne sait chasser le loup», a-t-il expliqué. Les Varois ne sont pas spécialement de piètres chasseurs; l’an passé, les 11 «tirs de prélèvement» autorisés au plan national -termes retenus pour désigner les opérations de destruction- s’étaient soldés par l’abattage de 3 loups seulement, «ce qui révèle un problème d’efficacité», avait alors commenté Delphine Batho, ministre de l’écologie à l’époque.

 

Une idée originale, mais qui avait déjà été testée par le parc du Mercantour. En 2007, un trappeur américain ayant lui-même réintroduit le loup dans le parc du Yellowstone et dans l'Idaho, avait formé des agents du parc du Mercantour aux techniques de piégeages –sans les blesser- des loups. A l’époque, il s’agissait de mener une étude scientifique «prédateurs-proies», dans le cadre d’un programme de recherche qui associait depuis 2001 le ministère de l'Ecologie, le parc national du Mercantour, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et la Fédération départementale des chasseurs des Alpes-Maritimes. «Mais la tâche est ardue», écrivait la journaliste de Libération. «La forte présence de l'homme dans le Mercantour rend l'animal bien plus méfiant que dans les grands espaces américains.»

 

Pour l’heure, une louve a été tuée dans les Alpes-Maritimes [JDLE]. Plusieurs associations environnementales ont vertement réagit. «Des informations concordantes confirment que cette louve allaitait vraisemblablement cinq louveteaux. Cette situation inédite est la pire que l’on puisse imaginer. Si les louveteaux sont trop jeunes pour se nourrir de façon autonome, ce n’est pas un loup mais 6 que l’on a tué», écrit le WWF dans un communiqué. «Si le prélèvement de cette louve allaitante a relevé d’une volonté délibérée, nous considérons que ceci entre en contradiction avec le Plan National Loup qui prévoit que «les interventions sur la population de loups ne devront pas remettre en cause […] le maintien d’un réseau fonctionnel de ZPP» (Zones de Présence Permanente : les meutes).»



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