Précisions sur l'interview relative aux antennes-relais

Le 26 novembre 2007 par Claire Avignon
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Suite à la mise en ligne, le 20 novembre, de l’interview d’Olivier Borraz, intitulée «C’est l’Etat qui a qualifié les antennes-relais de risque sanitaire», le JDLE publie deux précisions.

Concernant la citation «Implicitement, il s'agit d'étayer l'absence de risque», Olivier Borraz explique: «Une conjonction d'événements a conduit à la commande du rapport de Denis Zmirou: la prise en charge des problèmes liés à la téléphonie mobile par l'Assemblée Nationale et le Sénat, une sensibilisation du ministère chargé de l'industrie qui reçoit des courriers indiquant des blocages dans le déploiement et des informations relatant des débats ayant lieu ailleurs en Europe, la saisine par le président de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) du Premier ministre et du ministre en charge de l'industrie à ce sujet, la publication de rapports d'experts britannique et européen. Le comité interministériel en charge de la téléphonie mobile, en réponse à ces éléments et aux mobilisations locales contre les antennes-relais, qui ne cessent de se multiplier, décide de centrer la controverse sur le risque sanitaire en confiant le dossier à la DGS et d'éviter de répondre aux autres revendications (l'absence de concertation, les enjeux patrimoniaux, les modalités d'implantation et de fonctionnement des antennes), a fortiori d'envisager une remise en cause de la politique de déploiement des réseaux. Et en effet, d'après les divers entretiens menés avec des membres des ministères concernés, notamment des ingénieurs des télécoms, le comité estimait qu'aucun risque sanitaire ne serait décelé. Mais cette analyse ne remet pas en cause le rapport en lui-même, ni le rôle de la Direction générale de la santé qui a pu réagir, de son côté, à la publication d'études sur le risque sanitaire et souhaiter se faire sa propre opinion.»



Concernant la citation «Mais l'Etat décide de ne pas en faire cas dans les réunions publiques», Olivier Borraz clarifie son propos: «Après la publication du rapport de Denis Zmirou, l'Etat ne fait pas son ‘service après-vente'. J'ai fait cette analyse suite à deux observations: d'une part, les experts qui ont participé au rapport ont été amenés à participer à de nombreuses réunions pour défendre leurs conclusions. C'était la première fois qu'ils étaient autant impliqués, car ce rôle aurait dû échoir à l'administration. Par ailleurs, à l'échelle locale, les Directions départementales de l'action sanitaire et sociale (Ddass) ne sont plus venues aux réunions d'information organisées notamment par les maires. Elles ne maîtrisaient pas bien les aspects techniques du dossier et n'étaient pas en mesure de défendre le contenu du rapport, qui était à la fois très complexe d'un point de vue scientifique et ambigu dans ses conclusions.»




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