PPE : François de Rugy lève un coin du voile

Le 10 septembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Tel est le credo de François de Rugy.
Tel est le credo de François de Rugy.
DR

Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire annonce un bouquet électrique totalement décarboné.


Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire aime les grands médias. Après avoir réservé une primeur à Paris Match, c’est au Monde que François de Rugy a accordé, lundi 10 septembre, sa première interview politique.
L’occasion, pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, de dévoiler certains de ses objectifs. A commencer par la publication, à la fin du mois d’octobre, du premier jet de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). 

Mix inédit
Celle-ci visera un bouquet électrique inédit : 50% nucléaire et 50% renouvelables «dans le meilleur calendrier». Il faudra en effet, fermer les centrales au charbon et au gaz. Ces dernières n'étant pas encore amorties. Confirmant que d’autres réacteurs que ceux de la centrale nucléaire de Fessenheim devront être fermés, François de Rugy assure que la PPE «dira les choses de façon assez précise, avec des étapes, en gardant en tête qu’on peut obtenir des améliorations technologiques, comme sur le stockage de l’énergie.»

non à l'EPR

Réputé anti-nucléaire, le successeur de Nicolas Hulot se montre assez réservé quant aux recommandations du rapport d’Escatha- Collet-Billon. Commandée avant l’été par le gouvernement, cette étude recommande la construction de 6 réacteurs EPR pour maintenir les compétences d’EDF. «Il faudrait déjà qu’EDF fasse la démonstration que l’EPR fonctionne, ce qui n’est pas encore le cas. Personne n’est capable de garantir sa date de mise en service. Il faudrait également démontrer que l’EPR est compétitif au niveau des coûts.»

réforme d'EDF

L’écologiste nantais souhaite faire évoluer le statut de l’électricien national. «Le statu quo n’est pas dans l’intérêt de l’Etat et de l’entreprise. Il faut vraiment tout regarder, pas seulement le sujet de la transition énergétique, mais aussi l’endettement de l’entreprise, et cela peut en effet inspirer des évolutions.»

période de transition

Les évolutions risquent d’éviter le domaine de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments. En déplacement, ce lundi, en banlieue parisienne, le locataire de l’Hôtel de Roquelaure a manié le flou lorsqu’il était questionné sur l’ampleur des budgets publics qui leur seront consacrés. «Nous allons regarder les choses», a-t-il déclaré. Pour autant, «je ne veux pas que l'on s'installe dans l'idée que l'écologie, c'est plus de dépenses», a-t-il ajouté, préférant rechercher «un effet de levier (...) par rapport à l'investissement privé», rapporte l’AFP. Seule certitude : l’année 2019 «sera sûrement une période de transition.»


La campagne FAIRE. Le gouvernement lance, ce lundi, une campagne de sensibilisation multimédia à la rénovation énergétique des bâtiments. Baptisée FAIRE (pour Faciliter, Accompagner et Informer pour la Rénovation Énergétique) vise à promouvoir l’action des 400 Espaces Info Energie, dont les conseillers "FAIRE" conseillent gratuitement les particuliers sur les travaux de rénovation. Un site internet sera mis en ligne pour répondre aux questions les plus générales. La campagne doit se dérouler sur trois ans.
 


Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus