Pour une meilleure gestion de l’eau dans les bâtiments

Le 20 septembre 2010 par Célia Fontaine
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Un nouveau centre scientifique et technique de recherche pour la gestion durable de l’eau dans le bâtiment a été inauguré le 17 septembre.

Implanté à Nantes, au sein du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), Aquasim reconstitue le circuit de l’eau en grandeur nature, dans des ouvrages de différentes typologies, depuis la récupération des eaux pluviales jusqu’à leur rejet à l’égout, en passant par leur exploitation ou leur circulation dans les canalisations...

« L’intérêt du projet réside dans sa transversabilité », a déclaré lors de l’inauguration Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable. Unique en Europe, l’établissement public industriel et commercial fédère en effet, en France et à l’international, une large diversité d’acteurs (collectivités locales, opérateurs urbains, industriels, maîtres d’œuvre).

Concrètement, le centre simule le cycle de l’eau de façon réaliste et accélérée au sein du bâtiment : collecte des eaux, transport, traitement, usage et restitution à l’environnement. Il reconstitue les principaux événements pouvant provoquer défaillances, nuisances et vieillissement. Les mesures se font en grandeur nature (sur 2.300mètres carrés de surface), grâce à un ensemble de capteurs répartis sur les circuits intérieurs et extérieurs et renvoyant les données à un centre de pilotage.

Est notamment étudiée la récupération d’énergie des eaux grises (eaux de douche ou de lavage) pour préchauffer l’eau froide. L’objectif de cette recherche est de réduire les consommations énergétiques d’un bâtiment et de faire réaliser à l’usager une économie substantielle de près de 50 % sur les coûts de consommation d’eau chaude sanitaire. « Il est possible d’estimer le potentiel de récupération de calories des eaux grises issues des douches en fonction des conditions d’usage (température de l’eau froide, volume et température de l’eau de douche, nombre de douches successives) », explique Jean-Pierre Finet, cogérant de Solénove Energie. Le banc de recherche présenté est instrumenté pour réaliser des « bilans matières » (consommations d’eau froide et d’eau chaude sanitaire) sur une douche-témoin et sur une douche équipée d’un dispositif de récupération de calories. Le gain énergétique peut alors être estimé pour différentes configurations de fonctionnement.

Autre exemple : les risques sanitaires dans les réseaux intérieurs, avec notamment une étude menée en partenariat avec l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Université de Poitiers sur la maîtrise du risque de légionnelles dans les réseaux d’eau chaude sanitaire.

Ce projet a nécessité un investissement de 9,45 millions d'euros. Il a été financé à la fois par les fonds européens Feder (30 %), la région Pays de la Loire et Nantes Métropole (18 %), l'Etat (14 %), les industriels (5 %) et le CSTB (33 %) qui prend en charge, durant les trois premières années, l'équipe scientifique et les frais de fonctionnement.



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