Pour un monde sans suie

Le 30 juillet 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les effets sur le climat des suies seraient plus importants qu’escompté. C’est du moins l’affirmation de Mark Jacobson. Dans un article, publié jeudi dans Nature Geoscience, le directeur du programme Atmosphère-Energie de l’université de Stanford (Californie), estime que les suies carbone (black carbon en anglais) seraient le second contributeur au renforcement de l’effet de serre, derrière le gaz carbonique, mais devant le méthane. Composée de minuscules particules de graphite, les suies carbone sont émises lors d’une combustion de combustibles fossiles ou de biomasse solide. Une fois expédiées dans l’atmosphère, ces particules captent l’énergie solaire, ce qui contribue au réchauffement climatique. Selon les calculs réalisés par le chercheur et son équipe, l’élimination des suies carbone permettrait de « refroidir » le climat de certaines régions menacées, telle l’Arctique, où la température moyenne a bondi de 2,5°C depuis un siècle (trois fois plus qu’en France !). Cette éradication, qui rafraîchirait le pôle de nord de 1,7°C, en 15 ans, est à notre portée, explique le professeur d’ingénierie. Il suffirait, affirme-t-il de poser des filtres sur les pots d’échappement et les cheminées du monde entier. Facile.

 

 

 

 

 



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