Pour que les animaux n’aient plus le mal des transports

Le 12 janvier 2011 par Célia Fontaine
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De nouvelles recommandations ont été formulées par le groupe scientifique « Animal Health And Welfare » (AHAW, selon l’acronyme anglais) de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority - Efsa), sur la santé animale et le bien-être des animaux pendant le transport, selon un communiqué du 12 janvier.

Après un examen approfondi de la littérature scientifique parue ces 6 dernières années, et en se conformant au cadre de la législation européenne actuelle[1], des indicateurs ont été mis au point par l’AHAW.

Il s'agit de présenter les risques associés au transport qui pèsent sur les chevaux, porcs, ovins, caprins, bovins, volailles et lapins. L'avis « expose le niveau de risque lié à différents aspects du transport d’animaux, notamment les moyens de transport, les pratiques de transport et les exigences en matière d’espace », précise l’Efsa.

Chaque famille d’animaux réagit différemment aux transports. Les bovins, par exemple, sont particulièrement sensibles à la chaleur (comme les lapins). S’il parait évident que les ventilations et la mise à disposition d’eau sont indispensables à leur bien-être, les experts indiquent qu’il faudrait conduire davantage de recherches pour étudier la longueur des périodes de repos nécessaires pendant le transport des bovins.

Les chevaux doivent voyager avec des cloisons de séparation, dans des stalles ou boxes individuels « non seulement pour éviter la surchauffe et l’agressivité, mais aussi parce que les chevaux ont des difficultés à conserver leur position en cas de mouvements brusques du véhicule ». Ce qui n’est pas le cas des porcs et des caprins, qui se sentent plus rassurés quand ils sont maintenus en groupes stables. De récentes études scientifiques indiquent un risque de mortalité plus élevé lorsque les porcs sont nourris avant le transport.

Ces indicateurs pratiques, accompagnés de mesures cliniques, peuvent être utilisés par les professionnels du secteur de l’élevage et les inspecteurs vétérinaires pour évaluer le bien-être des animaux pendant le transport. Ces derniers pourront s’y référer et décider si un animal est apte au transport ou non.

Les experts de l’AHAW  soulignent également la nécessité de mener des recherches complémentaires, par exemple sur la durée des trajets, l’espace et les niveaux de température pendant le transport.

Cet avis scientifique viendra instruire un rapport que la Commission européenne doit présenter en 2011 au Parlement européen et aux Etats membres de l’UE sur l’impact de la réglementation de 2005.



[1] Pour le transport en particulier, voir le règlement (CE) n° 1/2005 du Conseil, du 22 décembre 2004, relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes



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