Pour ne pas balayer d’un revers le trait de côte

Le 07 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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La France possède 5.500 km de côtes
La France possède 5.500 km de côtes

En France, sur les 5.500 kilomètres de côtes que compte la métropole, près d’un quart du littoral recule sous les coups répétés de l’érosion côtière. Le ministère de l’écologie, dans un communiqué publié le 5 mars, annonce le lancement de sa stratégie nationale de gestion du trait de côte. Son but: anticiper l’évolution du littoral en faisant des choix d’urbanisme et d’aménagement adaptés. Cette stratégie sera mise en œuvre sur la période 2012-2015 à travers un premier plan d’action.

Alors que 44% du littoral français est actuellement stable, le trait de côte est naturellement mobile. Il ne peut pas et ne doit pas être fixé partout, explique le ministère.

Premier objectif de la stratégie: créer un réseau d’observation, qui s’appuiera sur des acteurs locaux, et suivre, à l’échelle nationale, l’évolution de cette zone difficile à définir mais toujours située entre terre et mer. A partir de 2013, une cartographie nationale de l’érosion côtière sera réalisée pour identifier les territoires à fort risque d’érosion.

Le ministère souhaite ensuite mettre en place des stratégies locales des risques «érosion» et adopter des mesures d’urbanisme, de préservation des espaces naturels et de prévention des risques. Alors que 785 communes sont situées en bord de mer ou d’océan, le phénomène d’érosion côtière devra dorénavant être pris en compte dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) et les schémas de cohérence territoriale (Scot). La gestion du domaine public maritime va également changer en tenant compte systématiquement de l’impact des aménagements sur l’évolution du trait de côte et en élaborant un plan de sensibilisation des populations aux risques littoraux. Il s’agit notamment, pour les 6,1 millions de personnes vivant sur le littoral, de développer une véritable «culture du risque», précise le communiqué du ministère.

Autres actions envisagées: favoriser la relocalisation des activités et des biens situés dans des zones à haut risque. L’hôtel de Roquelaure prévoit aussi le lancement, auprès des collectivités locales intéressées, d’un appel à projets sur la «relocalisation» des activités dans les territoires fortement menacés par les risques littoraux. Son objectif est d’encourager, lorsque c’est nécessaire, la mise en œuvre de démarches pilotes.

Enfin, le ministère déclare vouloir préciser les modes de financement pour la gestion du trait de côte, en identifiant ce qui est du ressort de l’Etat et de celui des collectivités locales. L’Etat prévoit de concentrer son effort sur les zones où l’érosion est «forte et à enjeux élevés, en privilégiant les techniques de gestion souples du trait de côte, réversibles et permettant la mise en œuvre à moyen ou long terme de la localisation des activités et des biens». Le ministère souligne également que, selon la loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais, le financement des opérations de défense contre la mer (digues) est du ressort des propriétaires. Le constat de la nécessité des travaux est apporté par l’Etat mais la «charge financière repose fondamentalement sur les propriétaires riverains».

Lien vers la stratégie : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Lancement-d-une-strategie.html

Observatoire national de la mer et du littoral: http://www.littoral.ifen.fr/

 

 

 

 



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