Pour les 2°C, c’est pratiquement plié

Le 06 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La répartition des principales stations de mesures du CO2 atmosphérique.
La répartition des principales stations de mesures du CO2 atmosphérique.
OMM

Voilà maintenant plusieurs années que la communauté internationale estime qu’il faut stabiliser le réchauffement à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Au-delà, estime-t-elle, la perturbation anthropique du climat deviendra dangereuse pour nos sociétés et l’environnement.

Pour rester en deçà de la limite (plus politique que scientifique, il est vrai), nous devons rapidement faire décroître nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Actuellement, pays du Nord et du Sud (dont les émissions sont désormais équivalentes) relâchent une cinquantaine de milliards de tonnes de GES, exprimées en milliards de tonnes équivalent CO2 (GteqCO2).

A la suite du sommet climatique de Copenhague de 2009, une soixantaine de nations ont pris des engagements volontaires de réduction d’émission, non contraignants pour la plupart d’entre eux. Dans un rapport mis en ligne en début de semaine, le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) évalue l’écart existant entre ces promesses et les besoins de décroissance carbonique imposés par l’objectif des 2°C.

Considérant qu’il est encore «techniquement possible» d’atteindre le but fixé, le Pnue fixe une trajectoire de réduction d’émission «réaliste». En clair, pour avoir de bonnes chances de maîtriser le réchauffement, nous devrions faire baisser de 14% les rejets carbonés mondiaux d’ici 2020. Avant d’engager des baisses encore plus sévères au cours des décennies suivantes.

Le «réalisme» du Pnue s’appuie sur le potentiel des technologies existantes. En améliorant l’efficacité énergétique de ses installations, le secteur énergétique peut diminuer ses émissions de 2 à 4 GteqCO2. L’industrie et l’agriculture peuvent pratiquement faire aussi bien. Sans oublier le secteur forestier (de 1 à 4 GteqCO2), celui des déchets (autour de 0,8 GteqCO2), des transports (de 1,7 à 2,5 GteqCO2) et nos émissions domestiques (10,5 à 3 GteqCO2).

Optimistes, ces plans sur la comète ont bien du mal à convaincre les experts. Pour les climatologues réunis au sein du Climate Tracker, les engagements et les projections d’émissions nous conduisent, d’ici la fin du siècle, à un réchauffement compris entre 3 et 4°C par rapport au début du XIXe siècle. Une estimation partagée par la Banque mondiale.

 

L’an dernier, la directrice exécutive de l’Agence internationale de l’énergie estimait que nos addictions aux énergies fossiles nous menaient tout droit vers un réchauffement pouvait atteindre les… 6°C.



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