Pour la FDA, les femmes enceintes ne mangent pas assez de poisson

Le 11 juin 2014 par Romain Loury
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Du poisson, oui, mais méfiance à certains
Du poisson, oui, mais méfiance à certains
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La Food and Drug Administration (FDA) revoit ses recommandations en matière de consommation de poisson. Son conseil: les femmes en âge de procréer, enceintes et allaitantes, ainsi que les jeunes enfants devraient en manger plus, à condition d’éviter les espèces trop chargées en mercure.

Dans ses dernières recommandations, en 2004, la FDA conseillait de ne pas dépasser 12 onces (340 grammes) de poisson par semaine, l’équivalent de trois portions. Avec ce seul seuil maximal, les conseils de la FDA avaient tout l’air d’une mise en garde. De quoi susciter la méfiance: selon une récente étude de l’agence menée sur un millier d’entre elles, 21% n’en auraient pas consommé au cours du mois précédent, et 75% déclarent en manger moins de 4 onces par semaine.

Or le poisson est bénéfique pour l’enfant à naître, aussi bien en termes de croissance que de développement cérébral, rappelle la FDA. Ce qui l’a amené à revoir ses recommandations, qui font l’objet d’une consultation publique lancée ce mercredi 11 juin sur le site du Federal Register. Edictées avec l’Agence de protection de l’environnement (EPA), elles conservent le seuil maximal de 12 onces par semaine, mais lui associent un seuil minimal de 8 onces (227 grammes), soit 2 portions par semaine.

Publics concernés: les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, ainsi que les enfants en bas âge. Pour la FDA, tous les poissons peuvent être consommés, à l’exception des 4 espèces les plus chargées en méthylmercure, forme organique la plus délétère de ce métal lourd: le tile pêché dans le golfe du Mexique, le requin, l’espadon et le maquereau roi (ou thazard barré). L’agence appelle aussi à la prudence quant au thon blanc –pas plus de 6 onces par semaine- et quant aux poissons de rivière.

Sur la même ligne que l’Anses

Ces recommandations s’avèrent similaires à celles publiées en juillet 2013 par notre Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), qui conseille aussi d’éviter la consommation de certains poissons (espadon, marlin, siki, requin, lamproie) chez les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, et de limiter celle d’autres prédateurs sauvages, en raison du phénomène de bioaccumulation (voir le JDLE).

Les recommandations françaises s’avèrent en revanche plus restrictives quant aux poissons d’eau douce fortement bioaccumulateurs, très chargés en PCB: l’Anses propose de limiter à deux fois par mois dans la population générale, voire à une fois tous les deux mois chez les groupes sensibles. Au Etats-Unis, il est conseillé de suivre les recommandations locales: en leur absence, ne pas dépasser 6 onces par semaine, voire 3 onces chez les jeunes enfants.



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