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Pour l’OMS, l’Europe doit durcir sa législation

Le 01 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'OMS recommande à l'Europe de durcir fortement ses normes d'exposition aux polluants atmosphériques.
L'OMS recommande à l'Europe de durcir fortement ses normes d'exposition aux polluants atmosphériques.

Publiée jeudi 31 janvier, une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle l’Union européenne à durcir sa législation sur la qualité de l’air.

Dans son rapport préliminaire, l’OMS indique que l'exposition à long terme aux particules fines [1] (PM 2,5) peut provoquer l'athérosclérose, des perturbations des naissances et des maladies respiratoires chez l'enfant.

Le projet Revihaap – «Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique en vue de réviser les politiques de l’UE» – suggère également un lien avec le développement neurologique, la fonction cognitive et les diabètes et confirme le lien causal entre l’exposition aux particules fines et les décès dus à des maladies cardiovasculaires et respiratoires.

Ces recherches ont été effectuées à la demande de Bruxelles, dans le cadre du réexamen en cours de la politique communautaire en matière de qualité de l'air.

Plus de 80% des Européens sont exposés à des niveaux de particules supérieurs à ceux préconisés par les lignes directrices de l'OMS. Ce qui réduit de 8,6 mois, en moyenne, la durée de vie de chaque individu. De récentes études, rappelle l’institution onusienne, établissent la dangerosité d’une exposition à une concentration moyenne de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3), seuil fixé par les lignes directrices onusiennes.

En conséquence, l’OMS recommande de revoir ces dernières d'ici à 2015, ainsi que la législation communautaire. Cette dernière préconise, en effet, des limites d’exposition deux fois plus élevées que les valeurs recommandées par l’OMS.

L'étude de l'OMS met également en évidence de nouveaux éléments de preuve concernant les effets à long terme de l'exposition à l'ozone (O3) sur la mortalité due à des maladies respiratoires et sur les décès de personnes prédisposées du fait d'affections chroniques. Ces résultats s'ajoutent à ceux précédemment obtenus sur les effets à court terme, que vise la réglementation en vigueur.

Il semblerait également que l'exposition à l'ozone ait une incidence sur le développement cognitif et la santé génésique, y compris les naissances prématurées. L'étude recommande l'élaboration de lignes directrices sur la qualité de l'air pour les concentrations moyennes d'ozone à long terme.

Un durcissement des normes est également recommandé pour le dioxyde d'azote. De nouvelles études ont associé les expositions au NO2, à court et long terme, à des décès, des admissions hospitalières et à des symptômes respiratoires, à des concentrations égales ou inférieures aux valeurs-limites actuellement établies par l'UE (qui sont au même niveau que les lignes directrices sur la qualité de l'air). Le rapport technique complet dans le cadre de Revihaap sera disponible au printemps 2013.

 

[1] D’un diamètre moyen de 2,5 micromètres, les particules fines sont composées de particules suies, d’aérosols organiques et inorganiques.



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