Pour l’éolien, l’eldorado est hispano-américain

Le 28 octobre 2005 par Enerpresse
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Les plus dynamiques des marchés de l’éolien changent. Pour le moyen terme, ce n’est plus en Allemagne ni au Royaume-Uni (ne parlons pas de la France) qu’il faut chercher la fortune du vent. Non, pour encore quelques temps, l’eldorado éolien se situe en Espagne et aux Etats-Unis.

Selon une étude d'Ernst & Young sur l'attractivité des investissements en matière d'énergie renouvelable, ces deux pays restent les plus intéressants pour l'industrie des aérogénérateurs. En août dernier, le royaume transpyrénéen a confirmé ses ambitions en matière d'ENR. Ce qui nécessitera la mise en service, avant 2010, de 11 000 MW éoliens supplémentaires. Ce dynamisme, préviennent les auteurs du Renewable energy Country Attractiveness Indices, devrait être tempéré par des difficultés de raccordement au réseau de transport que pourraient rencontrer les exploitants de parcs. Aux Etats-Unis, le vent est indiscutablement portant. Le vote de l'Energy Bill, en juillet dernier, a permis de reconduire pour deux ans, les aides fédérales à la construction de fermes éoliennes. Par ailleurs, les coupures d'électricité qui ont perturbé les activités dans de nombreux Etats ont rendu les éoliennes populaires. Résultat : une quinzaine de projets de 100MWà 200MW unitaires pourrait rapidement déboucher. Ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes. En effet, les carnets de commande des principaux constructeurs sont pleins jusqu'en 2008. Et l'arrivée de nouvelles commandes, devant être rapidement satisfaites, pourrait poser des problèmes d'approvisionnement de certains éléments, comme les multiplicateurs ou les couronnes d'orientation. Pays traditionnellement très attractifs pour les développeurs de parcs éoliens, le Royaume-Uni et l'Allemagne n'ont plus la cote. De nombreuses incertitudes pèsent désormais sur le renouvellement des aides publiques aux ENR britanniques. Et les opérateurs attendent désespérément de savoir si l'option nucléaire reste ouverte. Un climat brumeux que l'on retrouve aussi sur les côtes allemandes. Depuis l'arrivée d'Angela Merkel à la chancellerie, nul ne sait encore si la politique en faveur des énergies vertes sera maintenue et quel sera l'avenir du parc nucléaire. Ce qui n'empêche pas pour autant Enercon de vouloir tester prochainement une éolienne de 6 MW, spécialement conçue pour l'offshore allemand.




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