Pour 100 naissances, 3,3 cas d’anomalies congénitales

Le 09 avril 2014 par Romain Loury
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De premières estimations nationales
De premières estimations nationales
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En France, le taux d’anomalies congénitales observées chez le nouveau-né ou le fœtus serait de 3,3 cas pour 100 naissances, selon les premières estimations nationales publiées mercredi par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

 

Selon ces données 2011 issues de 7 registres nationaux (Alsace, Antilles, Auvergne, Bretagne, Paris, Réunion, Rhône-Alpes), couvrant 22% du total des naissances en France en 2011, il y aurait 27.000 cas d’anomalies congénitales par an en France, dont 20.000 naissances, 400 mort-nés et 7.000 interruptions médicales de grossesse (IMG).

Par anomalies congénitales, on entend aussi bien celles de type morphologique (malformations) que de type chromosomique, dont la trisomie 21 (ou syndrome de Down, longtemps connu sous le terme de «mongolisme»). Celle-ci est d’ailleurs la plus fréquente des anomalies congénitales, avec 2.390 diagnostics en 2011, dont 530 nouveau-nés vivants -les autres étant mort-nés ou ayant fait l’objet d’une IMG.

Viennent ensuite «les hypospadias (1700 cas), les fentes labiales et palatines (1300 cas), les malformations du tube neural (520 cas d’anencéphalie et 510 cas de spina-bifida) et les malformations cardiaques (400 cas de transposition des gros vaisseaux, 330 hypoplasies du ventricule gauche et 280 cas de tétralogie de Fallot)», détaille l’InVS.

5% à 10% liées à des causes exogènes?

Selon l’institut, 20% à 30% de ces anomalies seraient liées à «des causes endogènes (mutations géniques ou anomalies chromosomiques)», 5% à 10% à des «causes exogènes ou environnementales (carences nutritionnelles, maladies infectieuses survenant pendant la grossesse, diabète maternel, médicaments, drogues et substances addictives comprenant l’alcool, produits chimiques, radiations)». Quant aux autres (65% à 80%), elles demeurent «inexpliquées».

Plusieurs d’entre elles, en particulier les malformations génitales masculines telles qu’hypospadias, cryptorchidies et micropénis –ces deux derniers n’étant pas mentionnés par l’InVS-, ont été maintes fois associées à une exposition in utero aux perturbateurs endocriniens, dont les pesticides.

Après ce premier lot de données, l’InVS prévoit une réactualisation chaque année, ce qui permettra «d’apprécier l’évolution des malformations au cours du temps et leur impact en termes de prise en charge, de handicap et de morbidité».



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