POPs : le changement climatique accroît les risques

Le 09 décembre 2010 par Sabine Casalonga
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Le changement climatique augmenterait la vulnérabilité de la planète aux polluants organiques persistants (POPs), selon une étude dévoilée mardi 8 décembre au sommet de Cancún et publiée jeudi 9 décembre par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).

Conduite par des experts de 12 pays, l’étude « Climate Change and POPs Inter-Linkages » est la première à évaluer de façon systématique l’impact du climat sur l’exposition aux POPs. Ces substances persistantes et toxiques sont susceptibles de provoquer des maladies cardiovasculaires, des troubles métaboliques et des cancers ou encore de perturber le système hormonal.

L’étude révèle que la hausse des émissions et la présence accrue des POPs dans la chaîne alimentaire conduit à une « bioamplification », c'est-à-dire une concentration croissante des substances dans les organismes tout au long de la chaîne, entraînant un risque accru d’exposition pour l’homme.

Par ailleurs, la fréquence accrue d’événements extrêmes, comme les inondations et les cyclones, induite par le réchauffement, peut accroître les émissions secondaires de POPs, via le lessivage de terres agricoles, lieux de stockage de pesticides obsolètes. Environ 6.000 tonnes de tels stocks de pesticides interdits par la convention de Stockholm, ont été recensées en février 2009 au Pakistan, touché par des inondations records l’été dernier.

Le réchauffement peut également accroître l’exposition de la faune à certains polluants, via des modifications de leur transport à grande échelle dans l’air et les océans, ou en raison de la fonte des glaces aux pôles.

L’étude complète sera présentée en avril 2011 lors de la prochaine réunion des parties de la Convention de Stockholm. Ses résultats pourraient conduire à l’élaboration de recommandations sur la façon d’atténuer l’impact des POPs dans le contexte du changement climatique.

Enfin, le développement d’espèces d’insectes porteurs de maladies vectorielles (paludisme) pourrait accroître les besoins d’utilisation de DDT, insecticide très dangereux interdit dans l’UE.

 

 

 



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