Polynésie: la Défense se défend sur les essais nucléaires

Le 23 juin 2006 par Claire Avignon
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Selon l’AFP, un haut responsable du ministère chargé de la défense, Marcel Jurien de la Gravière, a maintenu, le 22 juin, que l'Etat «n'a pas menti» en affirmant que les 41 essais nucléaires atmosphériques réalisés entre 1966 et 1974 en Polynésie n'avaient pas eu de retombées nocives pour les populations, au regard des normes en vigueur. Avec les doses de radionucléides auxquelles ont été exposées les populations locales, il n'était pas nécessaire de procéder à une mise à l'abri des populations, a expliqué Marcel Jurien de la Gravière. «Même aujourd'hui, ces retombées ne provoqueraient pas de mise à l'abri, alors que les normes sont 5 à 6 fois plus sévères» qu'à l'époque, a-t-il ajouté. La mise à l'abri est le premier niveau de précaution en cas de hausse de radioactivité. Viennent ensuite, au fur et à mesure que le niveau augmente, l'évacuation de la population, puis la distribution d'iode. De plus «il n'y a pas de radioactivité artificielle dans l'environnement polynésien», et les Polynésiens «peuvent cultiver et consommer sans réserve», a précisé le haut fonctionnaire, qui a déjà présenté ces résultats au mois de mai dans l'archipel. Ces paroles rassurantes ne devraient pas changer le point de vue de Christiane Taubira, la députée guyanaise (apparentée socialiste) qui se bat depuis plusieurs mois pour faire voter une proposition de loi dont l’objectif est d’indemniser les personnes victimes d’essais ou d’accidents nucléaires. Dans son texte, la parlementaire estime que «les populations locales principalement exposées aux essais atmosphériques, aussi bien que les personnes militaires ou civiles qui ont participé à ces essais, présentent aujourd'hui de graves problèmes de santé, notamment sous forme de cancers affectant divers organes.»


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