Pollution: un collège de Vincennes miné par son passé industriel

Le 16 novembre 2017 par Olivier Descamps
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Révélé par un diagnostic réglementaire dans le cadre d’un projet de réhabilitation, la présence dans un collège de deux polluants industriels va obliger le Conseil départemental du Val de Marne à transférer au plus vite l’établissement.

Mauvaise nouvelle pour les élèves et le personnel du collège Saint-Exupéry de Vincennes. Ils viennent coup sur coup d’apprendre qu'ils travaillaient depuis des mois pour les uns et des années pour d’autres sur un site pollué et qu’ils allaient d’ici la fin du mois déménager à plusieurs kilomètres de là. Mauvaise nouvelle aussi pour le Conseil départemental du Val de Marne qui a dû prendre la décision.

Non seulement il doit gérer la fronde de parents d'élèves qui n’acceptent pas la situation. Mais il devra aussi demain dépolluer le site pour que les activités d’enseignement puissent reprendre.

 

Fermer sans délai

C’est dans le cadre d’un projet de reconstruction que le problème a été mis en évidence. Des prélèvements de sol réglementaires ont révélé cet été la présence de solvants chlorés portant les doux noms de tétrachloroéthylène et trichloroéthylène. «Nous avons consulté les archives de la ville pour constater qu’une manufacture d’œillets métalliques a utilisé ces produits pendant plusieurs décennies jusqu’à la fin des années 60», explique-t-on au département.

Parallèlement, des analyses complémentaires ont confirmé que les taux de polluants étaient supérieurs aux niveaux admissibles... La contre-expertise réalisée par l’Agence régionale de santé a enfoncé le clou. Et même si l’autorité a estimé qu’il n’existait pas d’urgence sanitaire, elle a demandé au département de fermer l’établissement sans délai, «à titre de précaution».

 

Qui pour réhabiliter?

Ce sera chose fait le 21 novembre. Bien que touché dans une moindre mesure, le bâtiment voisin accueillant une crèche, un relais d’assistantes maternelles et un restaurant scolaire devra faire de même.

Difficile pour le moment de connaître l’ampleur des dégâts. Tout en gérant la crise, le département espère que des analyses plus complètes ne trahiront pas une pollution exorbitante du site. Et que l’État acceptera de mettre la main au porte-monnaie pour l’aider à le réhabiliter puisqu’il n’a hérité de ce collège qu’en 1986.

Quoi qu’il en soit, cet épisode rappelle pour ceux qui en doutaient encore l’intérêt des audits de sols obligatoires. Mais aussi celui de l’encadrement de la fin de vie des installations industrielles.

 



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