Pollution routière dans les Alpes: des députés portent plainte

Le 24 septembre 2013 par Stéphanie Senet
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En cause: le transport routier alpin
En cause: le transport routier alpin

Pour réduire le trafic routier de marchandises dans les Alpes, 4 députés Europe Ecologie–les Verts (EELV) ont décidé de… porter plainte! Déposée le 23 septembre au parquet du tribunal de grande instance de Chambéry, cette plainte contre X, originale, s’appuie sur les effets sanitaires des émissions des véhicules diesel.

Ce n’est pas vraiment une première puisque la Coordination des opposants au Lyon-Turin a déjà déposé, le 13 août dernier, une plainte similaire devant le tribunal de grande instance de Chambéry. Il n’en reste pas moins que la plainte des députés écologistes lui offre un écho nouveau.

Elle est déposée par les députés Noël Mamère (Gironde), Paul Molac (Morbihan), Michèle Boneton (Isère) et François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône), pour «mise en danger de la vie d’autrui par abstention dans les Alpes».

Contacté par le JDLE, François-Michel Lambert explique que «la politique actuelle consiste plutôt à rendre compliquée et tendue la circulation routière, pour justifier la future ligne à grande vitesse Lyon-Turin, que de protéger la santé des citoyens. C’est pourquoi nous demandons l’ouverture d’une enquête».

Selon l’élu, les mesures restrictives de la circulation routière dans les Alpes n’ont pas été prises, ni les politiques d’incitation au recours au ferroviaire. La plainte évoque d’ailleurs la décision de l’Autorité de la concurrence du 18 décembre 2012 condamnant la SNCF pour avoir sur-réservé des sillons et wagons de transport de marchandises, ce qui a empêché ses concurrents de transporter des marchandises par le rail et a donc renforcé le recours à la route.

Cette plainte s’appuie sur l’avis du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de juin 2012, considérant que «les émissions produites par les moteurs diesel doivent être considérées comme directement responsables d’un risque accru d’apparition de cancer du poumon», ainsi que le classement par le Circ de ces émissions comme «cancérogènes certain pour l’homme» (groupe 1) en 2012 (1).

 

(1) En revanche, le Circ n’a jamais affirmé que les émissions du diesel tuait prématurément 42.000 personnes par an en France. Il s’agit d’une extrapolation des effets de la pollution atmosphérique, réalisée en avril 2005, par la DG Environnement de la Commission européenne http://www.cafe-cba.org/assets/baseline_analysis_2000-2020_05-05.pdf

 

 



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