Pollution: Paris souhaite la création d’une zone à faible émission

Le 20 mai 2014 par Stéphanie Senet
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Le gouvernement est appelé à mettre en place un nouveau cadre réglementaire autour des zones à faible émission
Le gouvernement est appelé à mettre en place un nouveau cadre réglementaire autour des zones à faible émission

La mairie de Paris a présenté, le 19 mai, son plan contre la pollution atmosphérique liée au trafic, dont les grandes lignes ont été diffusées le 9 mai par le JDLE.

Les pics à répétition, enregistrés en mars dans l’agglomération parisienne, pour les particules fines PM10, ont sans doute accéléré la réaction de la municipalité. La nouvelle équipe, conduite par la socialiste Anne Hidalgo, a en effet présenté lors du premier conseil de Paris son plan en trois temps pour lutter contre la pollution, «l’une des priorités de la nouvelle mandature».

 

Acte 1: les mesures d’urgence

 

Comme l’adjoint écologiste aux transports, Christophe Najdovski, l’avait annoncé, tout dépassement du seuil d’information (50 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air) conduira à la gratuité du stationnement résidentiel. Les services Vélib’ et Autolib’ ne seront étonnement gratuits que deux jours après le pic, et pendant une heure seulement. Enfin, la gratuité des transports en commun accompagnera toute mesure de circulation alternée décidée par le gouvernement, comme ce fut le cas le 17 mars.

 

Acte 2: haro sur le diesel

 

L’équipe municipale n’ayant pas le pouvoir de réglementer la mise en circulation des véhicules particuliers, c’est sur la flotte de la ville qu’elle se concentre. Une conversion des véhicules municipaux (hors véhicules utilitaires) à l’hybride ou à l’électrique est actée d’ici 2015, avec un budget de 5 millions d'euros. La RATP est par ailleurs invitée à accélérer son plan de sortie du diesel pour les bus, avec une suppression totale en 2020 plutôt qu’en 2025.

Côté alternatives, des discussions sont entamées avec le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) pour offrir un Pass Navigo d’un an à tout Parisien abandonnant son véhicule diesel. L’extension du tramway T3 et la création de places de stationnement réservées à l’autopartage complètent le dispositif.

 

Acte 3: une zone à faible émission

 

Le vocabulaire ayant son importance, il n’est plus question de créer une «zone d’action prioritaire pour l’air» (créée par Nathalie Kosciusko-Morizet, la Zapa a connu un flop auprès des collectivités) mais «une zone à faible émission». Le principe reste peu ou prou le même: limiter ou interdire l’accès à cette zone pour les véhicules les plus polluants. «Pour être efficace, cette zone devrait s’étendre jusqu’à l’autoroute A86», suggère le conseil de Paris, dès lors incompétent pour la créer. Reste à savoir quels véhicules seront ciblés et à préciser les moyens de les identifier et de les contrôler. Une mission qui revient à l’Etat.

En 2013, les Parisiens ont été exposés à 30 jours de dépassement du seuil d’information aux particules fines et à 6 jours de dépassement du seuil d’alerte (80 mg/m3).



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